TROISIÈME PARTIE
Siegfried
La Wàlhyrie est un drame passionné ou Ton retrouve encore, en partie, Téconomie savante d'une action bien ménagée et bien suivie. Avec Siegfried nous entrons dans le domaine de la poésie pure. Plus de pièce, à proprement parler, plus de composition dans le sens exact du mot; mais une simple succession de scènes familières ou grandioses, une suite d'épisodes découpés, sans aucun souci de Tintérêt dramatique, dans la féerique histoire de la jeunesse d'un héros. Médiocrement pressé d'arriver au but, l'auteur s'attarde volontiers en chemin. L'ouvrage dure plus de quatre heures et on peut le raconter en deux minutes.
Fils de Siegmund et de Sieglinde, qui est morte en lui donnant le jour, Siegfried a été recueilli par le nain Mime, dont l'aflfection apparente masque une secrète pensée de convoitise. Le géant Pafner a pris la forme d'un dragon pour mieux défendre son trésor, et le rusé frère d'Alberich compte se servir du bras puissant de
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son fils adoptif pour reprendre au monstre Tanneau des Nibelungen.
Doué d'une force prodigieuse, inaccessible à la peur, également habile à manier le marteau du forgeron et l'épieu du chasseur, Siegfried a grandi dans une solitude seulement troublée, à de rares intervalles, par les visites d'un voyageur mystérieux, le dieu Wotan, désireux de s'assurer par lui-même des progrès de son petit-fils.
Un jour, le jeune héros s'empare des tronçons de l'épée brisée de Siegmund, emportés jadis, comme un gage d'espérance, par la malheureuse Sieglinde, et il se forge l'arme qui lui donnera la victoire. Voilà tout le premier acte. — Il tue le dragon Fafner et aussi le nain Mime, qui avait essayé de l'empoisonner pour s'approprier plus sûrement l'anneau fatidique. Voilà le second. — Guidé par un oiseau merveilleux, il franchit la muraille de feu élevée par le dieu Loge, réveille Brunehilde, la délivre et se fait aimer d'elle. Voilà le troisième. — Est-il rien, nous le répétons, de plus simple, et ne fallait-il pas une imagination puissante et une fertilité de ressources prodigieuse pour tirer d'une donnée si mince la plus séduisante des féeries ?
Lorsque le rideau s'ouvre, le nain Mime se démène avec les fragments d'une épée qu'il essaye
lie rapprocher. Armé d'un ïnarteaU; le forgeron minuscule frappe à coups précipités sur l'enclume et scande lui-même ainsi le récitatif libre par lequel il déplore sa faiblesse et se désespère de ne pouvoir mener son œuvre à bonne fin. Tout à coup il pousse des cris de terreur en voyant faire irruption dans sa forge un jeune gars, haut, solide et bien découplé qui de sa main vigoureuse tient en laisse un ours qu'il promène comme un chien. Annoncé par sa fanfare caractéristique, Siegfried, le nouveau venu, rit d'abord de cet effroi ; mais sa bonne humeur se change en colère, lorsqu'il aperçoit inachevée encore l'arme -qu'on lui avait promise; d'un simple effort des doigts il disjoint les morceaux à peine soudés, les jette au nez de l'incapable ouvrier et va dans un coin bouder silencieusement, ainsi que ferait un petit enfant. Mime devient alors doucereux et câlin ; il rappelle avec insistance les services déjà rendus, les soins prodigués à celui qui le repousse aujourd'hui, et sa plainte se traduit par une sorte de berceuse, de chanson plaintive dont le rythme ternaire marque bien le caractère insinuant et contraint. Siegfried ne se laisse pas prendre à ces protestations ; un doute l'obsède ; il a vu sa propre image dans l'eau claire d'un ruisseau, et, comme il n'admet pas
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qu'un colosse doive le jour à un avorton, îl réclame, en menaçant, le secret de sa naissance. Il le reçoit en efifét de la bouche de Mime, affolé de peur et mêlant plaisamment à son récit des fragments de sa berceuse comme pour demander grâce ; puis, tout joyeux, tout fier, le fils de Siegmund et de Sieglinde s'élance dans la forêt en poussant un cri martial, motif de „la joie des promenades dans les champs", dont la fougue et réclat, joints au dessiti contrapontique de l'accompagnement, semblent empruntés à quelqu'un de ces airs de Hœndel si colorés, si riches de sève, si éclatants.
Huit accords disposés en forine de piarche harmonique, motif du „voyage de Wôtan", lents, graves et rendus bizarres par leô fausses relations d'octaves qui les unissent systématiquement, annoncent là venue d'un personnage dont la présence n'engendre pas la gaieté. En effet, tandis .que dans les deux premières parties de la Tétralogie Wotan, vu l'importance de son rôle, dirige en quelque sorte l'action, dans la troisième il ne se mêle plus aux événements que d'une façon indirecte et tient l'emploi de raisonneur. Jl s'appelle ^le Voyageur"; il porte un long manteau, un chapeau à larges bords et sa lance redoutable fait entre ses mains l'office de bâton.
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Il a des poses hiératiques et s'abstient presque de tout geste, comme s'il avait peur de compromettre sa dignité; déjà même il paraît un souverain déchu et sa mélancolie divine s'échappe en de languissants discours.
Pourquoi vient-il, par exemple, demander à Mime une hospitalité qu'il refuse à la fin de la scène en disparaissant au milieu des lueurs magiques qu'accompagne un curieux bourdonnement des instruments à cordes, sinon pour mettre à l'épreuve la science de son hôte et du même coup faire valoir la sienne? Tout l'entretien se borne ainsi à une sorte de défi de divination. Mime interroge le premier; „ Quelle race habite sous la terre?" Wotan répond: „Le8 Nibelungen." Suit l'histoire duNibelheim. — „ Quelle race habite sur la terre?" — „Les Géants." Suit l'histoire de Pafner. — „ Quelle race habite dans le ciel?" — „Les Dieux." Suit l'histoire de Wotan. A son tour le Voyageur interroge:
„ Quelle race, malgré ses disgrâces, tient le plus au cœur de Wotan?" Mime répond: ^ La race des Walsungen." Suit l'histoire de Siegmund et de Sieglînde. — „ Quelle arme doit manier Siegfried pour tuer le dragon?" — „Nothung." Suit l'histoire de l'épée. — „ Qui peut reforger les morceaux de cette épée brisée? " Ici plus de réponse ;
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le nain s'avoue vaincu; il ne le sait pas, car luimême^ le roi des forgerons, ne peut venir à bout de cette besogne, et par ironie Wotan alors le lui apprend: ^ Celui-là seul qui n'a jamais connu la peur ! " On s'explique le peu d'intérêt d'une scène dont les moindres détails sont connus, par avance, des spectateurs; mais on devine aussi quel parti le compositeur, étant donné son système musical, a pu tirer de cette mêlée continue de questions et de réponses, dont chacune correspond à un thème caractéristique et fournit ainsi la matière de .rappels variés à l'infini.
Cependant la prophétie du Voyageur a redoublé l'angoisse de Mime qui, voyant revenir Siegfried, se promet de l'associer indirectement à ses projets ténébreux. Il l'invite à manier les outils de forgeron, et, pour enflammer son ardeur, il lui parle d'exploits à accomplir, d'un dragon à vaincre qui lui enseignera la peur. „Quel est ce mot? répond l'autre naïvement; on ne me l'a jamais appris!^ et, saisissant les fragments de répée, il commence avec une impétuosité toute juvénile sa longue et délicate opération, tandis que Mime le suit du coin de l'œil et combine dans sa petite cervelle le plan qui lui livrera les trésors de Pafner : Siegfried tuera le dragon; mais, lorsqu'après la victoire, altéré par
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là fatigue du combat, il voudi'a boire, c'est lui, le nain, qui se présentera avec un breuvage empoisonné, et dérobera sans peine au héros Tépée qu'il aura refaite et l'anneau qu41 aura conquis. Deux admirables motifs, celui de ^Tépée" et celui de „ la victoire", dominent tout cet épisode de la forge, si banal en apparence, si intéressant en réalité, et dont au théâtre seulement on peut apprécier la magnificence. Comment dépeindre en eflfet la souplesse d'un orchestre toujours coloré, agile, vivant, qui pas à pas conduit l'action, et se faisant lui-même acteur, peine avec Siegfried lorsque le héros agite le lourd soufflet de forge, lance une gerbe d'étincelles sonores à chaque coup de marteau frappé sur l'enclume, siffle, bouillonne tour à tour, sans trahir le moins du, monde , par une soudure mal faite , par un éclat trop strident, la gêne ou l'eflFort du compositeur ! Il y a là plus encore et mieux même qu'un tour de force instrumental. Siegfried n'est pas un forgeron vulgaire; c'est un demi- dieu qui s'ignorait tout à l'heure et dont la transfiguration s'opère en ^quelque sorte sous nos yeux, jusqu'au moment où, brandissant l'épée reforgée, il la laisse retomber avec un cri de triomphe sur l'enclume, qui sous le choc se brise en deux. Par le caractère original de la mélodie par la
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fougue entraînante de raccompagnemerit ^ par les savantes progressions de la sonorité, Wagner a rendu Tillusion possible et son inspiration,^ dans toute cette scène, est, comme fépée merveilleuse de Siegfried, d'une trempe rare : aucune banalité n'en a émoussê le tranchant.
Le deuxième acte nous montre une forêt. Au fond, à gauche, on aperçoit lacavei^ne où le dragon Fafner a établi sa résidence. Olissôns sur une courte scène dialoguée entre Alberich.et Wotan,qui ne se sont pas rencontrés depuis la descente au Nibelheim. Des entrailles de la terre sort un grondement lugubre : c'est le dragon qui ronfle. Siegfried arrive, accompagné de Mime, qui lui expliquede quelle façon-il doit attaquer le monstre. Resté seul, le héros s'étend sur le gazon et, doucement bercé par le vague murmure de la forêt, se laisse, pour la -première fois, absorber par une profondemélaneolîe. Il pense à sa mère qu'il n'a pasconnue. Il rêve d'un être mystérieux, charmant, avec qui il passerait sa vie. Pour se distraire, il taille des pipeaux et s'amuse, comme un enfant, à en tirer des sons d'une justesse douteuse. Puis, se rappelant tout à coup la terrible mission dont il s'est chargé, il prend son cor, sonne une fanfare joyeuse et réveille le dragon, dont les sourds rugissementa sefoàit de nouveau entendre. ^ —
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Cet épisode est délicieux. Wagner, il faut le reconnaître, excelle à reproduire les bruits de la nature. La brise qui d'un souffle léger caresse les branches de la forêt, le ruisseau qui murmure en glissant sur son lit de cailloux, le feu qui s'allume et crépite, toutes ces voix mystérieuses lui confient leurs secrets. Il les comprend en poète et en peintre, et, si le contour mélodique n'est pas toujours très net, les grandes lignes de Tensemble, du moins, sont tracées d'une main ferme, le jeu des crescendo et des diminuendo est conduit avec un perpétuel souci des oppositions, et la disposition des timbres, le choix des sonorités, finissent par donner au tableau une couleur dont le secret ne se trouve que sur la palette d'un artiste de génie.
Voici l'heure du combat. Siegfried embouche le cor, lance aux échos sa fanfare, et réveille le dragon, dont les grognements articulés se font entendre au moyen d'ingénieux artifices, car ils passent par un porte-voix, ce qui enfle et alourdit le son, et procèdent par sauts systématiques de quintes diminuées, ce qui prête à la mélopée quelque chose de gauche et d'étrange. La lutte, pas plus que l'entretien, n'est de longue durée. Siegfried, l'intrépide, s'approche du monstre et lui plonge dans le cœur son épée ; il regarde alors
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curieusement cet animal informe agiter dans le vide ses formidables mâchoires, exhaler des plaintes en s'étonnant de la mort, lui qui se croyait invincible, et s'abattre enfin dans une dernière convulsion. Il est le maître désormais; il a porté à ses lèvres sa main rouge de sang et le voilà qui comprend le langage des oiseaux. L'un d'eux lui parle, et, sous le frissonnement léger des violons, cette voix de soprano égrène un chant limpide, une phrase délicieuse, pleine d'imprévu en son apparente uniformité, bizarrement disposée par groupes de quatre triolets dans une mesure où Taccompagnement est à 6/8,
Tandis que le vainqueur a pénétré dans Tantre de sa victime, Alberich et Mime, les deux frères, s'avancent en rampant, et déjà se disputent; comme les Géants autrefois, les dépouilles qu'ils croient tenir : intermède assez courte qu'animent les dessins brisés, irréguliers de Taccompaguement^ et où le parti pris de sonorité dans le grave contribue à bien exprimer la bassesse des deux larrons et leurs souterraines menées. Mais Siegfried reparaît^ tenant le heaume enchanté et Tanneau fatidique; Alberich s'est retiré prudemment; Mime, plus confiant, aborde le héros; il essaye de l'enjoler, ainsi qu'au premier acte, avec des paroles doucereuses ; il lui présente, toujours sous le couvert
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de ramitié, le breuvage qu'il a soigneusement préparé; mais pour toute réponse, il reçoit deson élève, mis sur ses gardes par la voix de l'oiseaa, un coup d'épée qui Tétend raide mort^ Son cadavre, manié sans respect, va rejoindre djins la caverne celui du dragon: „Je te donne là un.
bon gardien pour te protéger contre les voleurs", ajoute Siegfried en riant, et, se tournant vers son nouvel ami, Toiseau, il apprend qu'au sommet d'un rocher une femme admirablement belle est endormie, qu'il doit franchir le cercle de feu qui la protège, et qu'alors Brunehilde, cette femme, appartiendra à celui qui n'a jamais connu la peur- Déjà son cœur s'enflamme; il aspire à de nouveaux exploits, et se laisse conduire où sa destinée l'appelle, tandis que, sautant de branche en branche, son guide complaisant lui enseigne le chemin.
Comme le deuxième acte, le troisième comprend deux parties inégales, ici toutefois mieux caractérisées, grâce au changement de décor, par la division en deux tableaux, l'un quelque peu lan^. guissant et froid, l'autre, au contraire, particu-. lièrement admirable. Dans un site sauvage fermé de tous côtés par des rochers, Wotan évoque solennellement Erda, moins pour l'interroger^ en^ réalité, que pour lui apprendre que les /temps.
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sont arrivés et que la génération nouvelle, issuç de ses enfants, va changer la face du monde.
L'évocation est grandiose, mais l'auditeur n'en écoute pas moins avec une certaine fatigue ces entretiens symboliques où se complaît Wagner et qui ralentissent la marche de Taction»
La seconde scène présente plus d'intérêt, grâce à rentrée de Siegfried, dont le récitatif déclamé s'empreint ici d'une mâle et noble fierté. Face à face avec Wotan qui cherche à le détourner de des projets, il répond avec hauteur d'abord, avec colère ensuite ; rien ne peut l'arrêter; l'heure du crépuscule a sonné pour les dieux et l'épée du jeune homme brise avec fracas la lance du vieillard. Guidé par l'oiseau, Siegfried gravit l'enceinte des rochers, franchit la mer de feu et parvient enfin au sommet de la montagne où repose Brune* hilde endormie. Voilà ce que doit exprimer le grand intermède symphonique qui accompagne le changement de décor, et jamais peut-être l'effort des combinaisons polyphoniques n'a produit un plus magnifique et plus complet résultat. Le chant de l'oiseau, le motif du sommeil, le feu magique du dieu Loge, la fanfare de Siegfried, les accords religieux de Wotan, le thème fondamental de la Tétralogie, toutes ces mélodies se succèdent, s'enchevêtrent avec une hardiesse
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sans pareille et arrivent à donner la sensation de Téblouissement: désormais le compositeur s'est engagé dans une voie où l'inspiration ne le quittera plus, car le duo final qui suit domine presque par ses beautés la partition tout entière.
A la vue de Brunehilde, Siegfried reste d'abord interdit ; puis il s'approche de la déesse, et enlève le bouclier qui la protège, son casque, sa cuirasse ; mais il hésite devant cet être nouveau pour lui, une femme : pour la première fois, tremblerait-il? Non, il s'agenouille près d'elle et pose ses lèvres sur les siennes. Brunehilde alors ouvre les yeux, s'éveille lentement, et salue avec solennité cette lumière du jour qu'elle se croyait condamnée à ne plus revoir. Comme au sortir d'un rêve, tous deux se regardent et s'interrogent anxieusement ; des frissons inconnos les agitent; une ardeur croissante les embrase, et, tout en se sentant vaincue, la fière Walkyrie ne peut se résoudre à avouer sa défaite : „0 Siegfried, s'écrie-t-elle, vois mon angoisse!... Va-t'en! Va-t'en! ne brise pas ta bien-aimée!... As-tu regardé ton image dans un clair ruisseau? si tu as agité l'eau, ton image a disparu. De même, ne me touche pas, ne me touche pas! alors, je reverrai ton image éternellement lumineuse, souriante et bénie... O Siegfried, épargne-moi, ne détruis pas ton propre
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bieiiy tachose!..." Mais Tamour doit triompher et pour la première fois les voix de Siegfried et de Brunehilde se confondent comme leurs cœurs, dominant de leurs éclats suprêmes le bruit de Torchestre. Sans doute on pourrait détailler musicalement cet admirable duO; noter un à un les motifs, le salut à la lumière avec ses riches arpèges de harpes, la phrase redite alternativement par les instruments et les voix avec ses trilles en tierces si caressants, le dessin plein de largeur et de noblesse que se renvoient les violoncelles et les violons quand le dialogue vocal s^anime et devient plus pressant, les supplications de Brunehilde que traduit si expressivement cette mélodie tour à tour mineure et majeure où se devine comme un mouvement de berceuse, enfin Tallegro de style presque fugué qui forme strette et détermine Texplosion finale. Mais de tels développements ont Taridité d'i^ne sèche nomenclature, et l'on se demande en pareil cas si la meilleure formule n'est pas encore celle à laquelle recourait Voltaire en parlant des vers de Racine : ^Beau, admirable, sublime !"
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