‹ L'Œuvre Médicale Française au MarocChapitre 35 sur 63 · SO · texte numérisé non relu

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formations sanitaires, la vente à moitié prix de la quinine d'Etat (créée en 1924), dans les bureaux de tabac, et à moitié prix également aux colons, aux chefs d’entreprises, aux Sociétés de prévoyance indigène.

Le nombre des médecins, en regard des étendues souvent peu peuplées qu’ils devaient surveiller, était notoirement insuffisant. Il fallait donc créer un service itinérant qui irait voir sur place, découvrir les endroits les plus impaludés, en déterminer les causes, y soigner les malades, les suivre, multiplier les observations. Ce fut le rôle du Service Antipaludique qui, comme les Groupes Sanitaires Mobiles, mais avec une spécialisation et une autre organisation interne, parcourut le territoire, relié au Service Central de l’Institut d'Hygiène, à qui les observations et les lames de sang recueillies étaient envoyées.

En 1915, on distribua 360 kg. de quinine. Cela permit d’enrayer les grandes épidémies paludiques, mais ne résolvait pas le problème. Il fallait, naturellement, s’attaquer à la cause, là où elle se trouvait.

Le premier soin du Service Antipaludique fut de dresser une carte du paludisme au Maroc et de la tenir à jour, car l'intensité variait chaque année, selon la pluviométrie qui est irrégulière dans la plupart des régions.

Cela non plus n’était pas si simple. Il n'existait pas de législation permettant, par la déclaration obligatoire, de connaître les cas de paludisme. Il n'existait pas d'état civil des Marocains, permettant de connaître le nombre des décès. |

On adopta alors la méthode des index, préconisée par Ed. et Et. SERGENT, basée sur les quatre postulants suivants :

1° Le paludisme retentit sur l'individu en hypertrophiant sa rate et en l’anémiant. La recherche microscopique décèle dans le sang du paludéen lhématozoaire. |

2° Le nombre des rates hypertrophiées et non palustres est pratiquement négligeable en zone d’endémie.

3° Le paludisme frappe surtout les enfants. Chez les

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