‹ L'Œuvre Médicale Française au MarocChapitre 36 sur 63 · ATE · texte numérisé non relu

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adultes, il s'établit le plus souvent une immunité relative qui aboutit à un retour progressif à la santé.

Il en découle :

a) Que les enfants ont, beaucoup plus souvent que l'adulte, des rates hypertrophiées;

b) Que la recherche de l’hématozoaire dans le sang est beaucoup plus souvent positive chez l'enfant que chez l'adulte. |

4 Les enfants de zéro à quinze ans présentent des rates d'autant plus volumineuses qu’ils sont plus exposés aux dangers palustres, la rate grossissant en raison du nombre des réinfestations.

Il résulte, de l'énoncé de ces postulats, qu’un reflet exact de l'atteinte des populations par le paludisme est donné par son étude chez les enfants de zéro à quinze ans.

Pendant les années 1931, 1932 et 1933, plus de 150.000 enfants furent examinés, plus de 100.000 rates furent mesurées. Plus de 20.000 lames de sang furent examinées par le laboratoire de l’Institut d'Hygiène, envoyées par les équipes sanitaires du Service Antipaludique qui parcouraient le bled.

L’index splénique variait, selon les régions, de 4 à 80 %. Le plasmodium trouvé dans 40 % des cas dans les régions les plus infestées, c’est-à-dire dans les zones. de daïas et de merdjas. |

En même temps, on se livrait à l'étude des différents moustiques. C’est ainsi que l’on à montré qu’au Maroc, le principal vecteur du paludisme est l’Anopheles maculipennis. Dans le Gharb, on ne rencontre presque exclusivement qu’une variété d’À. maculipennis : A. maculipennis Sicaultr.

La densité larvaire n’est pas très élevée, mais on trouve l’insecte adulte en grande quantité dans les habitations humaines et dans les étables, bien qu’il s'attaque presque exclusivement à l’homme. Il peut franchir de grandes distances et on peut le rencontrer à 4 ou.5 kilomètres des

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