UT STATUS
ST. My
des. On trouve à la Bibliothèque Nationale un gros manuscrit (9), qui contient douze parades. Dans une lattre adressée à Favart, qui lui avait demandé de lui envoyer ce manuscrit, Gueullette écrit :
« Je vous envoie, monsieur, le recueil de mes parades, que je puis bien appeler delicta juventutia meaie. »
En 1740, il composa sa première parade, les Faus-
ses Envies. En 1748, il donna une édition luxueuse du
Nouveau Pathelin. |
Continuant toujours à travailler iavec acharnement dans sa bibliothèque, Gueullette livra au public, en 1763, ses Mémoires secrets pour servir à l'Histoire de Perse. Il laccompagna de renseignements qu’il mit en marge, et donna, en terminant, une « Clef.des noms propres figurant dans ces mémoires », précieux documient, sans lequel l'intelligence de l'ouvrage deviendrait impossible,
Cette même année, il édita l’exemplaire très pré-
cieux pour les bibliophiles, des Mémoires de Roche-
fort. L'auteur, dans sa préface, prouve que le titre du volume, Mémoires de M. EL. C. D. R. ne doit pas de lire comme le croit le public, Mémoires de M. le com-
- Le de Rochefort, maïs bien Mémoires de M. le Cheva-
lier de Rovillac. I donne aussi l’histoire de l’auteur, qui s'appelaït Gatien Sandras, sieur de Courtils.
Quoique portant toujours un intérêt très vif au théâtre et au conte oriental, Gueullette n’oublia jamais pour cela sa profession de magistrat. Pour exercer cette fonction de substitut du procureur du roi, il fallait être profond légiste, Et Gueullette ne manqua pas d'approfondir ses connaissances dans le domaine des lois.
| (9) Côte 9340 mss. fr.