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Gueullette était un observateur et c’est le résultat de ses observations sur les mœurs qu’il nous a transmis par ses contes. Mais, ainsi, Gueullette se rapprochait peu à peu du but principal du roman. Car n’était-ce point là le but des auteurs de romans que d'arriver à peindre les mœurs de leur époque ? Ce: roman du dix-septième siècle qui, nous le savons, passa successivement entre les mains de d'Urfé, de Sorel, de Scarron, de Furetière, de Mile de Scudéry et, enfin, dans celles de Mme de La Fayette, ce roman ne s’acheminait-il pas progressivement dans sa course lente, vers la peinture de la vie réelle, vers la peinture des mœurs ?
Gueullette n'est donc pas un isolé. D’ eds nous n’avons, au passage, qu'à faire remarquer cette double qualité de moralisateur et de peintre de mœurs chez La Bruyère par exemple, qui a dit :
« I n’y a pour l’homme que trois événements : naître, vivre et mourir. » Ne montre-t-il pas, en effet, les mêmes tendances moralisatrices que celles qu’expose Gueullette dans les passages que nous avons cités ? Et ce même auteur des Caractères qui mit dans la préface de son livre : « Je rends au public ce qu’il ma prêté ». N’a-t-il pas donné un chef-d'œuvre de da peinture des mœurs de son époque ? La Bruyère ne ménageait pas la puissance que commençaient à avoir l'argent et les gens de finance ; il observait l’immoralité croissante et remiarquait les progrès de limpiété : Comme Gueullette, il utilisa toutes ses observations pour faire une peinture aussi large que possible de son siècle, Maïs ce que La Bruyère réalisa en maître, Gueullette le fit en iélève. |
Cette double qualité nous da retrouvons également chez Le Sage dans son Diable Botteux. Ce diable qui