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va de maison en maison pour observer la cour, les religieux, les poètes, les dames, bref, qui faït le tour de la ville pour observer les mœurs, ne souffille-t-il pas à doreille de son compagnon des remarques satiriques sur ses observations et n’y ajoute-t-il pas souvent une morale ?
Et Montesquieu, Marivaux, Prévost, Voltaire, Rousseau, manifestent égalenrent ces tendances moralisatrices et présentent cette peinture des mœurs de leur époque. Tous ne s’efforcèrent-ils pas, en effet, à pousser davantage le roman dans cette voie ?
Si donc Thomas-Simon Gueullette est presque ignoré, dans la littérature du dix-huitième siècle, il n’en possède pas moins les qualités des grands romanciers de ce même siècle. En effet, rien que par cette petite brochure des Nuits Parisiennes, Gueullette a su nous faire voir qu’il avait le goût de l’histoire et de la curiosité, qu’il aimañt à moraliser et qu’il était déjà capable à vingt et un ans, de peindre les mœurs de son siècle. €