‹ L'Œuvre Romaneque de Thomas-Simon GueulletteChapitre 4 sur 78 · Ë Ù ES · texte numérisé non relu

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rem, assujettie à une surveïllancse perpétuelle, et censée ne voir personne d'autre que son maître absolu. Cette sultane oisive, qui passait son temps à nouer des intrigues, à se livrer à des passions dénaturées, cette femme habile, dissimulée, trompeuse, fut, certes, le sujet d'analyses minutieuses. La religion même vint renforcer cet appétit de volupté. La religion d'Asie enseignait, en effet, que c'était un péché de ré-sisser à l'amour. Qu'ils étaient conformes, ces principes, à l’impiété et à la licence du règne de Louis XIV et de la Régence ! Comme ils donnèrent essor au libertinage de l’époque !

Toutes ces analyses de mœurs voluptueuses, redi tes et refaites soigneusement, exagérées et amplifiées, pour satisfaire le goût du lecteur, ne purent que confirmer l’idée que les Français se faisaient de l'Orient voluptueux. C’est dans ce même Orient que le théâtre et le roman allaient puiser leur littérature érotique.

À partir de 1704, il n’y eut presque pas de contes à couleur orientale qui n'eût sa part, grande ou petite, de libertinage. Ce genre de conte nous amène jusqu’au Sofa, de Crébillon Fils, qui fit fureur pendant une vingtaine d'années, à cause de sa mièvrerie et de son -—libertinage. FOR

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Ce même conte de Perrault qui, tout en conservant son élément féerique, avait subi successivement l’influence de l’exotisme, de da satire, du Hbertinage, va devenir maintenant le conte philosophique.

Les voyageurs et les missionnaires avaient déjà développé au dix-septièmie siècle, le côté sérieux de POrient, de ce pays que Voltaire appelait le royaume où l’on pouvait jouir des « droits de l'humanité » (4).

(4) Voltaire, Essai sur les mœurs, chap. cxcut.

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