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admiré et fêté, il mène une vie de débauche. Il est
— enfin conduit dans ce harem.
Histoire D'ABDERAIM
Après s'être emparé d’une ville entière, les soldats d’une armée recoïvem chacun, comme butin, un sac,
__ dans lequel il y a une jolie fille, Seul, Abderaïm re-
cut dans son sac une vieille très taide, Malgré les rail-
= Aeries de ses camarades, qui voulaient la tuer, il libéra
cette vieille, Par reconnaissance, cette vieille, qui est une fée, fait à Abderaïm de nombreux dons. Il épouse bientôt une jolie princesse dont il a un fils. La fa-
mille est séparée pour plusieurs années, mais Abde-
rafm, son épouse et son fils se retrouvent tous les trois dans le harem du sultan d’Oguz.
CoNCLUSION DE L'HISTOIBE D'OGUZ ET DES CINQ SULTANES Le sultan Oguz qui écoutait de son appartement se-
cret toutes ces histoires et aussi les remarques faites par Les sultanes, s’aperçut que les quatre premières lui
épousée la dernière lui était infidèle et méritait d’être
chassée de la cour. C’est ce qu’il fit : ainsi, les quätre suHanes et de sultan Oguz LE vivre désormais dans la paix et rans la joie.
Ici finissent Les Sultanes du Guzarate, contes mogols. ,
Ce recueil de contes eut sept rééditions dont trois entre 1733 à 1736, ce qui prouve son grand succès immédiat, car, à cette époque, publier un livre était une tâche autrement difficile qu ‘aujourd’hui.
Sainisbury dit, à propos de ces contes :
« De toutes les œuvres de Gueullette, la meilleure est peut-être les Sültanes de Guzarate, où non seulement quelques contes pris à part sontbons, mais aussi où [la forme du récit est mieux ciselée «et plus finie qu’à l’ordinaire. » (8) | |
Il nous semble à nous aussi que, dans l’ensemble, les Sultanes de Guzarate sont les contes les plus intéressants et les mieux construits. Ce sont ceux éga-. lement où il y a le moins de merveilleux : un grand nombre de faits racontés sont vraisemblables et nous nous approchons de la réalité. Chaque conte est plus
‘long que les contes des recueils précédents : il forme en lui-même un petit roman complet. Aussi, les trois volumes des contes mogols présentent-ils un ensemble plus clair et moins enchevêtré que les contes précédents.
Gueullette ‘a essayé, il nous le dit lui-même dans sa préface, de donner à son public quelque chose de nouveau. Îl y a réussi en grande partie : on peut dire, en effet, que les Sultanes de Guzarate sont bien de l'invention de Gueullette et qu’il n’est pas « allé glaner » chez ses confrères la matière de ses contes. C’est peut-être cette originalité, cette absence du moindre pastiche qui donne à ce recueil plus d'intérêt et plus de.fermeté dans la composition de l’ensemble.
Après les contes -mogols, viennent les contes péruviens qui sont les derniers à revêtir une couleur orientale.
(8) Saintsbury, History of the French Novel, T. I, p. 259. € Of all of Gueullete’s work, the best of these is perhaps on the whole, les Sultanes de Guzarate, where not only some. of the seperate tales are good, but the frame story is far more artistically worked in and round out than is usually the case ». , ë polar à