SO RE
‘“° d'élan.. .. ; de renards rouges. ,
formant un total de 311 *355 fourrures diverses.
Joseph LaFrance, nous fournit dus chiffres curieux sur les prix imposés par la compagnie de la Baie d'Hudson pour ses marchandises en
Une livre de poudre valait 4 peaux dr castor. Une couverte en laine “ 12 ÿ- à
Une hache SERA Gi se Un chapeau RTE se is Une chemise SAT ; Gi Un fusil ee ‘8 y Un pistolet SANTO, 1e :
Les profits s’élevaient jusqu’à 2,000 pour cent, En 1742 la compagnie acheta au fort York 50,000 peaux de castor. La France prétend que les employés majoraient le prix des marchandises afin de faire du zèle en faveur de la compagnie et obtenir pour eux-mêmes un salaire plus élevé,
La compagnie envoyait toutes ses peaux à Londres, mais elle en vendait quelquefois à vente privée, quand l'acheteur offrait une avance sur le prix réservé à l'enchère.
[PnuD'nouus] LA BAIE D'HUDSON 2)
Il lui restait des fourrures en mains pendant tr Parce qu’elle ne pouvait les vendre. Elle } cent. de dividendes à ses actionnaires,
Grâce aux profits qu'elle avait accumulés, son c; élevé à £103,050, réparti entre 105 actionnaires,
Le tableau qui suit fera mieux voir l'importance de baie et les hausses et les baisses qu’elle subit à
ois où quatre ans avait en 1740 de $ à 10 pour
apital en 1749 s'était
la traite À ln diverses époques,
£ s. d, , DM MEX À 1699, 093 15 7 1721 1,788 4 4 1701, 1,658 9 & 1722 2,149 15 11 209): 972 16 3 172, 2,305 2 7 1705, TRE 2,021 10 1724. ù 1,407 18 7 1706. :2 2: | 1725 + 2,410 17 1!
1708, 2,025 3 6 1726 1,599 15 11 1710, 1,160 4 3 Lt 1 1,756 2 0 | LA 4 NE 760 2 0 1728 - 2,571 13 4 1712. 745 14 1 1729 1,941 19 7 1418: £ 893 14 3 1730 : 2315 3 9 1714.. - 2,349 7 9 1731. 287 1 2 LAID ee 1,402 18 8 1732 Ar . 8,354 12 3 ATIO 1,259 17 3 10. 3,110 9 9 1717... 3,191 2 9 1734... -.... 3,930 19 9 ECS D NT 1,847 18 7 RIDE 2 17 11 LES: PFORTE - 1,731 11 9 1736... +... 1,549 16 10 1720 1,897 9 9 RAR CRE 4,124 18 2 1738.. -.. 8,879 17 11
£. ss. d.
LOC AU n -... 80,279 16 6 1740 à 1741 ÉTARE 1741 à 1742 1 8 1742 à 1743.. Un 1743 à 1744... 5 19 3 1744 à 1745 6 0 1745 à 1746 15 9 1746 à 1747 2 1747 à 1748... 1
Le commerce nécessitait un bon nombre de bateaux spécialement destinés au service de la baie.
Il ÿ avait en sus des paquebots
qui visitaient les Principaux ports et distribuaient les Marchandises,
Le tableau suivant donnera une idée du chiffre et du tonnage de ces vaisseaux :—
LB rer AA OATeAUX Te 170 130 120 tonnes.
PA RE 170 130 120 ‘“ 1741-2 2 ; PARTS 70120 07 De 1744 à 1748... rss OO MUT7OOTION CT20 00
Pour se faire une idée plus exacte de ces opérations, je donnerai la valeur des importations et des exportations pendant une décade.
Importations. Exportations.
£ os. d.
Les dépenses pour maintenir une organisation convenable Fpayer les salaires, solder les frais de construction et l’entretien des forts, s’élevaient à des sommes rondes tous les ans.’ Qu’on en juge par ce qui suit:
£ sd.
Totale Re £157,433 14 4
CPRUD'HoMME] LA BAIE D'HUDSON 23
Le capital de la compagnie était originairement de £10,500. En 1690, par une résolution de la cour générale, les actions furent portées À trois fois leur valeur; c’est-à-dire que le capital fut fixé à £31,300. Au mois d’août 1720, la même opération porta le capital à £94,500. Les actionnaires furent appelés, en outre, à souscrire dix pour cent. sur le capital versé en 1690, soit £3,150, qui, triplé en vertu d’une résolution donna £9,450. Les motivés des résolutions passées en 1690 sont fort curieux à consulter, Les voici brièvement exposés,
Première raison: Cette entreprise étant d’un caractère national, il importe que les actionnaires soient nombreux et que le public encourage l’entreprise. 2e. La compagnie possède dans ses entrepôts en Angleterre des fourrures qui garantissent la valeur du capital originaire. 3e. On évalue à £20,000 les peaux de castor emmagasinées aux fort Nelson et New Severn. La valeur des marchandises mises À bord des bateaux envoyés pour faire le service des côtes est égale à la mise du capital. 4e. Le capital est représenté par la valeur des forts, édifices, canons, bateaux, etc., et par l'indemnité que la compagnie peut raisonnablement prétendre et espérer recevoir des français, lorsque la paix sera rétablie, pour la perte de plusieurs de ses forts et d’une grande quantité de ses marchandises. Ces pertes sont évaluées à £100,000. Tels
Yeux trop problémati d’escompter l'avenir,
Règlements mililaires—Sentinelles— Préparatifs de querre—Instructions sur les moyens de défense.
Des auteurs mal renseignés ont laissé entendre qu'il y avait peu de gloire pour la France de s'emparer des postes de traite À peine défendus et qu’à l'exception des combats navals il n’y eut guère de rencontre sérieuse,
Heureusement que plusieurs historiens nous ont donné le récit détaillé des principaux engagements et ont ainsi réfuté d'avance ces remarques peu judicieuses.
Les instructions sévères données aux Souverneurs (les forts, les précautions prises pour recevoir l'ennemi et le nombre des canons et fusils qui les défendaient Prouvent au-delà de tout doute que plusieurs de ces forts pouvaient soutenir un siège en règle. Voici d’ailleurs un autre témoignage non équivoque que nous fournissent les registres de la compagnie.
“Ordres de la compagnie de la Baie d'Hudson à leur facteur principal, dans la baie, se rapportant à la défense de ses forts. Ces ordres sont adressés à Joseph Isbister, au fort Albany, et datés de Londres le 10 mai 1744:—
“Les Anglais et les Français s'étant déclarés la guerre et les hostilités avec l'Espagne se continuant, nous vous ordonnons d’être toujours sur vos gardes, de tenir constamment des sentinelles en faction et vos hommes aussi près des forts que possible. Vous ferez couper tous les arbres et autres plantes qui pourraient gêner la vue, ou abriter un ennemi, de manière à mettre à découvert tout le terrain avoisinant jusqu’à une portée de canon.
Réparez les palissades et les bastions sans délai. Pointez vos canons aux endroits les plus exposés à l'assaut desennemis. Faites l’essai de vos canons afin de vous assurer de leur portée et exercez vos hommes à la manœuvre.
Les canons et les fusils doivent être chargés en tout temps. Vous devez tirer sur tout bateau qui fait voile près de vos forts sans donner les signaux convenus.
La compagnie récompensera libéralement tous ceux qui auront fait preuve de courage et de dévouement dans la défense de ses forts et une pension sera payée aux blessés ou aux veuves des morts. Copie du présent ordre sera affichée dans tous nos forts. Les bateaux devront être mis à l’abri des forts, pour les empêcher de tomber entre les mains des ennemis. Au cas où le fort sur la rivière Orignal serait attaqué par les Français, le commandant doit se tenir en communication continuelle avec ce fort. Nous reposons pleine confiance dans le courage et l’habileté de votre chef Isbister. Nous croyons que si vous êtes attaqués, ce sera durant l’hiver par des Français du Canada, qui arriveront par terre. Dans ce cas l’ennemi ne pourra pas avoir de canons avec lui et nous espérons que vous pourrez facilement repousser ses assauts. Tâchez d'obtenir tous les renseignements possibles des sauvages, sur les préparatifs des Français, sur leurs mouvements, sur les provisions et les munitions de guerre qu’ils ont amenées dans le pays. Gardez constamment deux sauvages au fort et envoyez-les tous les matins en éclaireurs, à une certaine distance du fort, de manière à ce qu’ils puissent être de retour le soir. Si ces sauvages ne reviennent pas le soir, ce devra être pour vous un avis d’être prêts. Mais ne donnez pas connaissance à ces sauvages de vos préparatifs.”
Pendant la durée de la guerre contre la France, ces ordres étaient répétés tous les ans. Les employés étaient exercés au maniement des armes une fois par semaine. De plus la compagnie pour se fortifier, chercha à enrégimenter des sauvages, mais sans succès. Elle ne se dispensa du service de ses deux patrouilles indiennes qu'après le traité de