‹ La baie d'Hudson [microforme] (volume 2)Chapitre 20 sur 44 · LES MARMOTTES D’AMÉRIQUE · texte numérisé non relu

LES MARMOTTES D’AMÉRIQUE

D'après le menu du diner qui précéde, vous

allez peut-être croire que nos voyageurs vivaient

tomine des princes. Ne vous y iron: pez pas, il "y

En mn M du

n de ses ricacées, u’à vrai , car le ire, ne

avaient sucrée.

l’écorce, qu'il fit des.

ain que on tout, abrador t pas de surtout le rhu- 1oi qu'il boisson tble,car an état ritableparfait.

>, VOUS vaient pas, il

n’en était pas toujours ainsi, et si leur Cuisine avait de bons jours, elle avait aussi ses jours néfastes. Il leur arrivait de Passer plusieurs jours de suite sans autres vivres que de la viande de Wapiti séchée au feu. Ils n'avaient ni pain, ni bière, ni café, rien absolument que de l’eau et de la viande sèche Cette nourriture suflit pour ne pas mourir de faim, mais elle est loin de constituer un ordinaire de Lucullus. Tous les jours n'étaient pas cependant aussi mauvais. De temps à autre On tuait un canard ou une ojie sauvage ; quelquefois aussi, mais plus rarement, un jeune cygne ; on prenait bien aussi quelques poissons, mais de temps en temps seulement.-car ces ani- Inaux défiants et capricieux ne Mordaient pas toujours à l’hameçon tentateur que leur offrait, maître François.

Après trois semaines employées à naviguer en côtoyant le lac on atteignit le Saskatchewan ; à. partir de ce moment, on changea de direction et l'on porta droit à l’est. Prés ae l'embouchure de cette rivière, nos Voyageurs se virent contraints par la force des rapides de Sortir leur canot de

l’eau et de le Porter pendant trois milles .Ce fût. un travail pénible, sans doute ; mais compensé, jusqu’à un certain point du moins, par la vue du magnifique Spectacle que ces rapides présentérent à leurs yeux.

Le Saskatchewan est lune des plus grandes rivières d'Amérique, et Compte seize cents milles de long depuis sa source dans les montagnes.

Rocheuses jusqu’à son embouchure dans la baie d'Hudson, où elle Prend le nom de fleuve Nelson.

he ï

Fes A

pin En ET dt:

a ve

Cumberland.

Ils campérent un soir sur les bords du Saskat: chewan, à peu près à deux journées de marche du fort. La place qu’ils avaient choisie était des plus agréables. (était une petite vallée entourée de toutes parts de vertes collines, et semée ca et Ia de massifs d’amelanchiers. et de rosa blanda dont les fleurs d'un ronge tendre tranchaient par leur doux éclat sur la verdure du gazon. Si l’aspect du paysage était des plus agréables, celui de la table était moins réjouiss:.nt. Nos voyageurs n'avaient réussi à luer.aucun gibier dans le cours de la journée, et leur diner se composait seulement de quelques tranches de viande sèche rôtie sur des charbons ardents. Comme ils avaient eu à lutter pendant toute la matinée contre l’action d’un courant rapide, ils s'étaient vus obligés de ramer avec force, et se tronvaient par suite si fatigués, qu'aucun d’entre eux ne se

——— terres

Un peu au-dessus du lac Wiunipeg les rives de ce fleuve sont bien boisées ; mais en remontant plus haut on trouve des terrains plats et sab'onneux qui s'étendent à l’ouest jusqu’au pied des montagnes Rocheuses, Ces terrains ou prairies peuvent être à juste titre appelés déserts. On y rencontre des lacs remplis d’eau aussi salée que celle de l'océan lui-même, ainsi que d'immenses espaces où l’on peul parcourir des centaines de milles sans y trouver une goutte d'eau. Au surplus, je ne fais que mentionner ici ces prairies, car nos voyageurs ne devaient point les traverser, leur intention étant de tourner directement au nord aussitôt qu'ils auraient dépassé le poste de

s de itant >'on- des iries Jn y nses s de surries, "ser, t au e de

katrche des 1rée it là da par ’aS- 1 de uUrs le sait che

ils née ent ent } se

sentait disposé à se mettre en quête de gibier, Ils s’assirent donc autour du feu, et attendirent en silence que leur diner füt cuit à point.

Le camp se trouvait établi au pied d’une colline assez élevée, à une trés petite distance de la rivière. En face de cette première Colline, il en exislait une seconde plus haute et dont les voyageurs pouvaient voir, du lieu où ils étaient assis, et la sommet et le versant. Ce versant était hérissé d’une multitude de petites éminences ou buttes de terre hautes à peu près d’un pied chacune, en forme de cône t‘onqué, comme un pain de sucre dont on aurait enlevé la partie supérieure,

-— Qu'est-ce que cela demanda François ?

— Je suppose, répondit Lucien, que ce sont des habitations de marmottes.

— Et tu as raison, lui dit Norman, tout le pays en est plein.

— Des marmottes ! reprit François, tu veux dire probablement des chiens de prairie, comme ceux que nous avons rencontrés dans les prairies du Sud.

— Je ne crois pas, répondit Norman. et je pense au Contraire que les chiens de prairie sont d'une espèce toute différente. Qu’en pense Lucien ?

— Je pense, dit le naturaliste, que Norman a raison. Ce sont deux espèces tout à fait distinctes, et il y a ici trop peu de buttes pour qu'elles aient. été construites par des chiens de prairie. Ces derniers animaux vivent toujours en effet en réunion très-nombreuse par centaines et même par milliers. D'un autre côté, ces constructions ne: Sont pas non plus exactement semblables. Les

466 LA BAIE D'HUDSOWY.

it ninrmnnnnnipnisnnnieninnininnsénsinn nr és

demeures des chiens de prairieont toutes un trou pratiqué au sonuuc!, où tout au moins sur un des côtés du cône, tandis que les buttes que nous avons devant nous ne me paraissent point avoir les trous disposés de la même manière. La porte des demeures que vous avez devant vous est pratiquée dans le sol même à côté de l'élévation, et entourée de la terre qu'on a tirée pour la creuser, Ces voies souterraines sont. faites à la maniére des terriers de lapins, aussi je persiste dans l'opinion émise par Norman: les buttes que nous avons devant nous sont habit/es par des mdrmottes et pas pur des chiens de prairie,

Quelques espèces de marmottes, dit Lucien, vivent en communaut: et forment des réunions très-nombreuses : tels sont les chiens de prairie, D’autres se réunissant encore forment cependant des sociétés inoins nombreuses, d’autres enfin ne vivent que par couples où tout au plus par familles.

Presque toutes les marmottes se creusent des. terriers. On en connait pourtant deux espèces qui se contentent d'un trou de rocher ou même de l'abri de quelques pierres pour s’y gîter et y faire leur nid. Ces animaux sont aussi pour la plupart des grimpeurs, mais ils ne montent aux arbres que pour y chercher leur nourritu re, et n’y font point comme les écureuils leur résidence habituelle.

Les marmottes sont en général très-prolifiques. Les femelles font ordinairement huit et même dix petits à la fois.

Tous les animaux de cette famille sont extré-

itrou 1r un nous avoir porte s est tion, creu- | mMa- ‘siste ultes par iirie, 1, Vitions rie, dant nne par

des.

qui e de fair part bres font abi-

ues.

dix

tré-

LA BAIE D'HUDSON. 167 ————___———————— nan

mement timides et prudents, Avant de partir pour aller à la recherche de leur nourriture, ils ont coutume de reconnaître le terrain du haut du toit qui domine leur petit monticule. Ils ont éga

lement soin de placer sur quelque point élevé des sentinelles, qui avertissent du danger par un cri particulier. Chez la plupart des marmottes ce cri ressemble aux syllabes : Sik! sik! répétées à plusieurs fois a vec sifflement ; d’autresaboient comme ces chiens de carton dont on se sert pour amuser les enfants; d’autres aussi poussent des sifflements aigus, d’où les marchands de fourrures les ont nommées whistler : c’est pour la même raison que les voyageurs canadiens les nomment siffleurs, traduction exacte du mot anglais whistler.

Le coup de sifflet de la sentinelle s’entend à une grande distance, et chaque marmotte le répète jusqu’à la fin de la ligne : grâce à ces précautions, toute la troupe ne peut manquer d’être: avertie.

La chair des marmottes est fort du goût des Indiens et mêrne des chasseurs blancs. Il y a plusieurs manières de les prendre; nous citerons entre autres celle qui consiste à emplir leur terrier d’eau. Mais cette méthode n’est bonne qu’au commencement du printemps, lorsque les animaux son déjà sortis de leur engourdissement, et que le terrain de leur demeure est encore assez humide pour ne pas laisser échapper l’eau. On les tue quelquefois à coups de fusil, mais alors il faut les tuer sur place, sans quoi, toutes blessées qu’elles sont, elles se retirent dans leur terrier et sont perdues pour le chasseur.

ne =

es

If

it

nn enonmnmmmnmnnes à

Lucien allait sans doute continuer sa dissertation sur les marmottes car il était loin d'avoir épuisé ce sujet important, quand il fut interrompu par les marmottes elles mêmes. Plusieurs de ces animanx se montraient à l'ouverture de leur terrier. Après avoir regardé de tous côtés et bien reconnu les alentours, elles devinrent plus hardies, montérent sur le toit de leurs demeures. puis s'éparpillérent dans les petits sentiers qui conduisaient de l’une à l'autre. Au bout de quelques instants on put en compter au moins une douzaine, trottant menu, remuant la queue et Poussant de temps en temps les notes aiguës de leur cri habituel, Nos voyageurs reconnurent au premier aspect qu'il y en avait deux espèces entiérement différentes par la couleur et par la grosseur. Les plus grosses avaient le poil fauve en dessus avec une teinte o ‘angée à la poitrine et sous le ventre. C'étaient les marmottes fauves, désignées aussi sous le nom d’écureuil terrestre, et connues des Voyageurs sous le nom de siffleurs Où whistlers. La seconde espèce élait sans contredit la plus belle, Il n'existe pas d’autres marmottes qu'on puisse lui comparer sous ce rapport, Ces animaux, plus petits que les premiers, avaient la queue plus longue et mieux fournie, ce qui leur donnait plus d'élégance, mais leur beauté principale consistait dans la richesse de leur fourrure. Ces marmottes étaient rayées depuis le museau jusqu’à la naissance de la queue de bandes jaunes et brunes alternant les unes avec les autres. Les bandes brunes n'étaient pas uniformes, c'était plutôt une chaine d'anneaux

issertad'avoir , interusieurs ture de tés et nt plus 1eut'es, rs qui e quelns une eue et aës de ent au es enar la fauve itrine fauves, restre, [fleurs Conmar- Jport.

niers, unie, leur se de Ss de-

çueue unes t pas eaux

LA BAIE D'HUDSON. 169 ———emmmmmerecreenatoanremra tt

noirs et jaunes disposés régulièrement. Cette disposition de couleurs, particulière à la peau des léopards, a fait donner à ces petits animaux le nom de marmotte-léopard,

Ce n'était point le hasard qui avait réuni ces deux espèces de marmottes ; Norman, familiarisé depuis longtemps avec les habitudes de ces animaux, apprit à ses cousins que ces deux espèces se trouvaient toujours ensemble, et que sans habiter les mêmes terriers, elles vivaient constanment près les unes des autres et dans les meilleures relations de voisinage. Les demeures de chacune de ces deux espèces ont des caractères particuliers auxquels on les reconnait facilement. Celles des marmottes-léopards sont percées de trous beaucoup plus petits, et diffèrent encore des autres en ce que cette entrée souterraine s'enfonce dans la terre à une profondeur ‘perpendiculaire plus grande avant de faire un angle, et de prendre la direction horizontale, La profondeur ordinaire de ces conduits n’est pas moindre de cinq pieds Les trous des marmottes fauves font un coude beaucoup plus près de la surface du sol, et ne s'étendent point aussi profondément sous terre, Ces différences de construction donnent l’explication d’un fait assez singulier. On à remarqué qne les marmottes fauves sortaient de leur engourdissement et reparaissaient au grand jour environ trois semaines avant les inarmottes-léopards. Cela tient, sans aucun doute, à ce que celles-ci étant enfoncées plus profondément dans le sol, il faut plus de temps à la chaleur du soleil pour pénétrer jus-

qu’à elles et les tirer de leur Sommeil léthargi. que.

Pendant que Norman donnait ces explications, les marmottes, au nombre maintenant d'une Vingtaine, trottaient et S'ébattaient sur le ver- Sant de la coiline, La distance qui les séparait de nos Voyageurs les empéchait de Seflrayer de leurs mouvements. D'ailleurs il y avait entre eux une vallée profonde, et elles se regardaient GOMine tout à fait en sûreté, Klles n'étaient cependant pas assez éloignées pour que les jeunes gens ne pussent apercevoir la plupart de leurs mouvements, et distinguer parfaitement qu'il y avait une bataille engagée entre le plus grand nombre d’entre elles,

Ge n'étaient pas les marmottes fauves qui se baitaient contre les Marmottes-léopards, c'étaient au contraire les mâles de chaque espèce qui se combattaient entre eux. Les combattants bondissaient comme de jeunes chats, et montraient un Courage et une fureur extraordinaires : les Marmottes-léopards surtout faisaient preuve d'une adresse et d'une agilité supérieures.

Lucien, qui à l’aide de Sa longue-vue suivait tous les détails qu combat, voyait les marmottes rayées se saisir fréquemment pur la queue, et presque toujours l’animal qui avait été pris par

cette partie du COrps paraissait, en S’éloignant, avoir la queue plus courte qu'auparavant. Norman, auquel son cousin fit part de cette observe. tion, répondit que sans doute les queues étaient demeurées sur le champ de bataille, I] ajouta que cela n'était pas extraordinaire, et qu’il était

arci

ons, ‘une ver'it de * de eux ient ceines urs il y and

LA BAIE D'HUBSON. 171 enr rte tr nee

trés rare au contraire de trouver des mâles de cette espèce avec la queue en bon état. Pendant que Lucien et ses compagnons faisaient leurs observations, il se passait, non loin des marmottes, un fait qui attira bientôt l'attention de nos voyageurs. C'était un animal qui s’avancait en rampant et tournait la colline. Ce nouveau venu paraissait de la grosseur d’un chien couchant ordinaire mais plus ramassé dans ses formes, plus bas sur jambes et d’un poil plus rude et plus épais Sa tête était aplatie, ses oreilles courtes et rondes, son poil long et rude, d’un gris mélé sur le corps, mais d’un brun presque noir aux pattes et à la queue. Cette queue, recouverte de longs poils était fort courte, et l'animal la portait en l'air. Ses pieds larges paraissaient armés de longues griffes recourbées : son museau avait à peu près la forme de celui d'un chien courant, quoique moins délicat. De l'extrémité du museau partait une ligne blanche bordée de deux bandes noires, qui donnait à la physionomig de cet animal un aspect fort original, En somme, c'était une créature d'un aspect peu attrayant.

Norman reconnut du premier coup d’œil le blaireau d'Amérique.

Cet animal habite de préférence les contrées Sablonneuses et stériles. C'est au milieu des plaines pierreuses qu’il creuse sa demeure. Son terrier, à fleur de terre, et si bien dissimulé, qu'il arrive souvent aux chevaux de ne pas l’apercevoir et d’enfoncer leurs pieds dedans. Le blaireau ne prend pas toujours la peine de se creuser

(s ù Me Le “fa Fa à MAT er Eh Pe sta + k dns 2 4 nr EN amas gne rpm once ee Een «

nn nn re

un terrier, et quand il peut trouver une habitation de marmotte à sa guise, il en chasse le légitime propriétaire, élargit l’entrée de manière à pouvoir s’en servir facilement, et s'y établit sans plus de façon.Mais pendant l'hiver,les marmottes terrées au fond de leurs trous et protégées par la gelée, qui durcit le sol et le rend invulnérable aux griffes du blaïreau, échappent facilement à la voracité de cet animal, qui courrait grand risque de mourir de faim, si la nature n’y avait pourvu, et n'avait décidé avec sa sagesse habituelle que le blaireau passerait l'hiver, comme les marmottes elles-mêmes, dans le sommeil et lengourdissement. Aussitôt que le soleil du printemps vient le rappeler à la vie, il recommence ses expéditions contre les marmottes, que le printemps a tirées comme lui de leur torpeur. Les deux espèces qu'il préfère sont précisément les marmottes fauves et les marmott.s-léopards , aussi fait-il aux unes et aux autres la guerre la plus acharnée,

Le biaireau aperçu par nos voyageurs se glissait done en rampant sur la pente de la colline, le ventre touchant presque par terre,etle museau tendu dans la direction du village des marmottes ; il était évident qu’il cherchait à en surprendre les habitants. De temps à autre il s'arrêtait, comme un chien de chasse à l’arrêt sur une compagnie de perdrix ; puis, après avoir reconnu les lieux, ii continuait sa marche. Son dessein paraissait être de se glisser entre les marmottes et leurs terriers. C'était un moyen de leur couper la retraite et de s’en emparer sans coup férir. 11

Ph, Æ 08 | Ds. dt Se

sé 2

Ah As

D ed dr

itation égitime à pouit sans mottes s par la sérable ment à grand y avait e habicomme ueil et u prininence e prinir. Les nt les pards , erre la

e glisolline, luseau 1ottes ; rendre rêlait.

e comnu les in pates et.

iper la.

rir, 11

voulait ainsi s'épargner la peine dé défoncer les terriers, quoique cependant ce travait ne lui fût pas bien pénible, car ses ongles sont assez forts pour bouleverser les demeures des marmottes avec autant de facilité que si s'étaient de simples taupinières.

Il s’avançait done cauteleusement, les pieds rentrés sous le ventre, le nez au vent et les yeux brillants d'espoir et de convoitise. Il n’était plus qu'à cinquante pas des marmottes, et il allait sans aucun doute couper la retraite à quelquesunes d'entre elles, quand un bibou de terrier, qui jusqu'alors s'était tenu perché sur un des monticules, s’éleva et se mit à voler en cercle autour de cet intrus. Cette manœuvre de l'oiseau attira l'attention des marmottes placées en sentinelle. F’alarme fut donnée ; ce fu un sauve qui peut général, et toute la bande, marmottes fauves et marmottes-léopards, prit la fuite chacun se dirigeant vers sa demeure.

Voyant que la ruse était désormais inutile, le blaireau se leva sur ses jambes et se mit à la poursuite des fuyards.

Il sy prenait trop tard, les marmottes étaient toutes terrées, et l’on entendait leur sik ! sik! qui sortait de tous côtés des entrailles du sol. Le blaireau ne s’arrêta que le temps nécessaire pour choisir un des terriers où les marmottes s’étaient retirées. Quand il fût bien sûr d’en avoir découvert un actuellement occupé il se mit à l'ouvrage, et fit si bien de ses pattes et de son museau, que bientôt on ne vit plus que sa queue et son train de derrière, tout le reste élait caché dans le trou

17% LA BAIE D'HUDSON nd ni timnnhmimmmnnemresanaénrinnaitis es lai + vas

Ps

qu'il creusait. Il eût sans doute bientôt disparu

ES QNOUT 2 fre CUP EE EE CR SN EN PE en, TE SO PE a

tout entier, si les jeunes gens, conduits par 2 Norman,n'avaient escaladé la colline,et n’étaient. arrivés sur le lieu même. Le blaireau fut saisi se LE € par la queue et tiré fortement par les jeunes gens, qui essayaient de lui faire lâcher prise; mais ce n'étaient pas une petite affaire. Ils s'y prirent les uns après les autres, et bien que Basile et Normand fussent deux gaillards vigoureux, ils ne purent parvenir à le retirer du trou. Normand leur recommanda pourtant de tenir bon s'ils ne voulaient voir le blaireau se glisser entre leurs jambes et se terrer en un clin d’œil dans quelque trou de marmottes. Conformément à ses conseils on continua de tenir ferme Pendant ce temps, à François, qui avait armé son fusil, fit feu sur 1 l'animal, Quoique le coup fûttiré à bout portant, ( N | l'animal ne fut pas tué sur place ; en se sentant. ; € Ü blessé, il fit un saut en arriére, et vint rouler l "entre les pattes de Marengo. Une lutte s’ensuivit; x elle fut courte, mais terrible. En moins d’une : 5 minute le chien avait terrassé le blaireau. et : I l'avait étranglé en lui enfonçant ses crocs acérés € dans la gorge. j La peau étant la seule partie du blaireau qui é eût quelque valeur, on l'écorcha sur le champ, t et l’on retourna au camp laissant sa carcasse 1 dénudée devenir la proie des vautours, qui en à ] quelques minutes arrivèrent de tous les points x. € de l'horizon, et s’abattirent sur le cadavre san- ; 1 glant. I] y en avait de denx sortes, les vautours ns t

busards et les vautours dindons.

Ce iwétait pas la première fois que nos É: h

isparu S par taient.

, saisi gens, ais ce nt les . Norils ne nmand ils ne leurs telque mseils emps, u sur rtant, ntant ‘ouler uivit; d'une ur, et cér'és

u qui amp, casse ai en oints san- (ours.

nos

LA BAIE D'HUDSONX. 1753

voyageurs vovaient des vautours ; aussi ne s’arrêtèrent-ils point à considérer ces oiseaux gloutons ; leur attention fut d’ailleurs attirée par un oiseau d’une autre espèce ; c'était un grand faucon de lespèce que Lucien reconnut aussitôt pour appartenir à l’espèce des busards (buteo). Ce faucon est fort répandu dans le nord de l’Amérique, et malgré la ressemblanc: de nom, le faucon busard n’est pas de la même espèce que le vautour busard. Ce dernier se nourrit le plus ordinairement de charogne, bien qu’il s'attaque parfois aux animaux vivants, tandis que le faucon busard, comme tous les autres oiseaux de l'espèce faucon, préfère de beaucoup la chair vive.

L'oiseau en question planait dans l'air, évidemment en quête de quelque gibier. Parfois il abaissait les cercles qu'il traçait jusqu’à toucher la terre de l'extrémité de ses grandes ailes ; son vol était si facile, qu'on voyait à peine remuer ses ailes, et qu’on eût volontiers pensé qu’il se mouvait par la seule force de sa volonté. Par deux ou trois fois il poussa sa reconnaissance jusqu'au-dessus du lieu où les chasseurs avaient établi leur camp. François voulut essayer de le tirer, mais l’oiseau qui s’aperçut Ge ses mouvemeuts. s’éleva directement comme un cerf-voant, et se mit bien vite hors de sa portée ; puis quand il se vit Hors de danger, il se rabattit de nouveau vers la terre et continua à quêter de tous côtés comme un chien de éhasse qui bat une prairie. Ces manœuvres durérent une demiheure environ, Au bout de ce temps, on le vit se

À { fl fi pif Al

fit. LA i hi Modan

Page 1