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retourner brusquement dans 1’
air et planer pen- L dant quelques instants les yeux fixés sur la d terre, Sa proie était sans doute trouvée, et on le ] vit bientôt après S’abattre en suivant une ligne : & k diagonale, se poser un instant à terre, puis re- : monter rapidement avee un petit serpent gris ù b qui se tordait entre ses serres, Quand il fut arrivé : à une, certaine hauteur, il changea la direction | # de son vol, et se mit à voler horizontalement à vers un bouquet d'arbres au milieu desquels nos | L Voyageurs le perdirent bientôt de vue, L P P CHAPITRE XVIIL
S SINGULIÈRE MANIÈRE DE FROMPÈER LES CANARDS. ui à Deux jours après la rencontre du blaireau nos L Voyageurs arrivérent 4 Gumberland-House, Pun l à des postes les plus célébres de la Compagnie de d . à la baie d'Hudson. Le facteur principal qui diri- 1 d | 1 geait cet établissement était ami du père de : ï Norman, circonstance qui valut à nos jeunes d gens une réception des plus cordiales, On mit à à leur disposition tout ce que l'établissement pou- me vait fournir de mieux Malgré cette bonne r'écep- ù tion, et quoiqu'ils eussent besoin de $e reposer ï de leurs fatigues, ils ne crurent pas devoir long- à Le
temps s'amollir dans les délices de cette nouveile Capoue, car ils tenaient à avoir terminé leur p
voyage avant hiver, époque où la navigation
: d en canot devient impraticable. Pendant cette ,
penur la on le ligne S l'e- ; gris rrivé ction ment S 110$
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saison de l'année, non-seulement la glace envahit les lacs, mais encore les rivières les plus rapides de ces régions septentrionales. Toutes ces eaux demeurent gelées pendant plusieurs mois; la couche épaisse de neige qui couvre le sol rend les voyages par terre presque aussi impraticables, On ne peut avancer qu’à laide de patins, à
moins pourtant qu’on ne se serve de traineaux
tirés par des chiens. Ces moyens de locomotion sont employés non-seulement par les Indiens et les Esquimaux, mais encore par les quelques blancs, marchands ou trappeurs qui sont forcés pendant cette saison rigoureuse de se rendre d’un point. à un autre de cette terre désolée.
Dans de telles circonstances, les voyages ne sont pas seulement difficiles, ils sont aussi très-dangereux Toutes les ressources manquent à la fois, et il est presque impossible de se procurer de quoi manger ; la chusse est nulle, le gibier étant très-rare à cette époque par suite de l'émigration de la plupart des quadrupèdes et des oiseaux qui pour se soustraire aux rigueurs de l'hiver gagnent chaque année des régions plus méridionales, Aussi l’on a vu plus d’une fois des troupes entières de voyageurs périr de misére et de faim Ces terribles accidents arrivent même aux Indiens, moins difficiles pourtant sur la nourriture, et pour lesquels tout est bon : les reptiles et les insectes, la viande crue et même les cadavres en putréfaction.
Nos voyageurs, qui connaissaient toutes ces particularités effrayantes, n'étaient pas désireux de se laisser surprendre par l'hiver; aussi firent-
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