IMPORTATIONS ET EXPORTATIONS ANGLAISES
EN 000.000 £ aa Marchandises Métaux précieux a — © NN CE a | a | a a LÉ LE a z = = = = Excédent Années Len Æ Déficit | | Années in je ou à FA à à déficit | À fs ER 1913 840 698 142 1913 74 62 42 1914 760 570 490 1914 70 41 29
4915 850 482 368 1915 21 46 | 1, 25 1916 950 622 328 1916 31 49 18 1917 | 1068 588 480 1920 60 104 [AA 19183 | 1320 528 792 !| 1921 60 71 41 1914- 1922 AA 58 14 1918 | 4948 2790 2458 1923 54 68 14 1919 | 1626 962 664 4924 50 62 12 4920 | 1932 1557 375
1922 | 1003 8 4 179 Il n’y a pas de données pour 1923 | 1098 886 212 | iles années 1917, 1918 et 1919. 1924 | 1280 936 344
Mouvements des métaux précieux. — Les échanges de métaux précieux sont bien plus actifs en Angleterre que dans n'importe quel autre pays. En effet, le marché an-
glais dispose de ressources considérables en or, en argent et aussi en diamant, grâce à sa colonie de l'Inde, et aux Dominions du Canada, de l’Australie et de l’Afrique du Sud. Avant la guerre, les deux tiers de la production totale du monde étaient revendus à l’étranger par l’intermédiaire de l'Angleterre, qui se trouvait ainsi à même de retenir pour ses besoins monétaires ou industriels les quantités qui lui étaient nécessaires. Si, depuis la guerre, d'importantes quantités de métaux précieux et de diamants sont vendues directement par les pays producteurs aux principaux consommateurs (notamment aux Etats-Unis), Londres reste enrore le rentre des transactions sur les métaux précieux.
Avant la guerre, les mouvements du cmmerce extérieur présentaient chaque année un excédent d’importations de métaux précieux qui venait accroître le stock déjà constitué. Mais le déficit de la balance des comptes et la crainte de voir la monnaie se déprécier ont conduit pendant la guerre le Gouvernement plus encore que les particuliers à effectuer de nombreuses exportations d’or. Aussi le commerce des métaux précieux présente-t-il, comme en France à la même époque, un excédent d’exportations qui s’est maintenu jusqu’en 1924. Le total de ces excédents a atteint le montant de 14 millions de £ pour les cinq années de guerre,il a été de 44 millions de £ en 1920, 11 millions en 1921, 14 millions en 1922 et en 1923, 12 millions en 1924.
B. — Services de transport, d'assurances et services financiers.
Les gains que l’Angleterre a retirés de sa marine marchande ont été depuis 1914, extrêmement variables. En effet, l’activité des échanges a été profondément influencée par les conséquences de la guerre, puis par les mouvements des changes et par la dépression économique qui a suivi la prospérité généra'e de 1919-1020. Le p‘x de transport n’ont pas été moins instables. Pendant la guerre l’insuffisance des moyens de transport, l'insécurité des mers due aux effets de a guerre sousmarine cnt sutraîné des prix. de transports très élevés, surtout à l'importation. Malgréla cessation des hostilités et le déve‘oppement des constructions maritimes, les prix de fret restent très élevés en 1917 et en 1920 : en effet l’activité particulière des échanges internationaux pendant cette période provoque l’accroissement des quantités de marchandises à transporter,alors justement que les destructions effectuées par les sous-marins ont diminué les flottes des pays belligérants. Mais,après 1920, se produit une chute brusque des prix de fret; les cons- ‘ tructions considérables entreprises en Allemagne, en Angleterre et aux Etats-Unis dans une période de prix de transports très élevés commencent à augmenter efficacement le nombre des navires disponibles. En même temps que les Gouvernements doivent consentir des prix de fret peu élevés pour pouvoir utiliser les flottes d'Etat, la concurrence internationale s’exerce d’autant plus activement que les échanges ont diminué avec la crise éco-
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nomique qui a sévi un peu dans tous les pays à la fin de 1920 et au début de 1921. Depuis, les prix de fret se sont un peu relevés, mais ils sont encore à un taux voisin de celui de 4943, et quel que puisse être dans l’avenir le développement des relations maritimes internationales, il est probable qu'ils ne s’élèveront pas d'ici longtemps, en raison des contructions toujours actives dans tous les pays.
De nombreuses évaluations des gains de transport de l'Angleterre ont déjà été faites en Angleterre et aux Etats-Unis, d’après diverses méthodes; mais dans aucune on n’a essayé de connaître les gains de fret pendant les années de guerre. Nous avons donc cherché à eonnaître ces gains, au moins de façon approximative, en déterminant un prix moyen de transport par tonne à l'importation et à l'exportation et en appliquant ees prix aux tonnes de marchandises transportées par des navires britanniques, à l'entrée et à la sortie des ports anglais. Nous y avons ajouté un einquième de leur valeur pour tenir compte du fait que la statistique du tonnage des marchandises entrées dans les principaux ports ou qui en sont sorties donne toujours des chiffres inférieurs au poids total des importations et des exportations, enfin nous avons ajouté encore un sixième à raison des droits de ports payés par les navires étrangers et des frais d’avitaillement qu'ils font dans les ports anglais.
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Le tableau suivant présente ces calculs :
en Tonnage Prix de transport 000.000 €. transporté sur en. sh, (2) navires anglais (1) Gains Gains fmporta- Éxporta Tmportés Éxporta defret définitifs tions tions tions tions 1914 29 32.5 47.11 JA 50 70 4915 22.9 20.4 56.6 40.2 81 113 1946 20.2 17.8 173.2 76 200 280 1917 18.8 16.9 180 80 180 252 1918 19.8 15 160 80 460 224 119 22.1 22 110 90 195 276 1920 255 235 93 93 227.8 319 1921 25.1 24,3 34. 6 34.6 85 119 1922 28.4 31.8 27.8 27.8 93 130 1923 35.1 397 26.5 26.5 98.8 136
Pour contrôler l’exactitude de ces résultats, on peut se reporter à l’étude du « Statist » qui évalue les gains de ia marine marchande britannique en 1916 à 410 millions de £, gains dont il faudrait, d’après l’auteur déduire 160.000.000 £ pour les dépenses des navires anglais à étranger; ce dernier chiffre de 160 millions parait bien élevé et il est probable qu’il comprend aussi une partie des dépenses des navires anglais en Angleterre qu’il ne devrait pascontenir. On conservera dons le chiffre de 280 millions de £.
En 1919, Sir Frederick Lewis (3) estime les recettes