‹ La Balance des Comptes de Quelques Grands Pays IndustrielsChapitre 18 sur 91 · Président de la Maison Furness, Withy and C · texte numérisé non relu

Président de la Maison Furness, Withy and C

totales des compagnies de transport à 340 millions de £ dont il déduit un quart, soit 90 millions de £ pour les dépenses à l’étranger. Resteraient donc les gains nets de 260 millions de £, chiffre très voisin de notre évaluation à 273 millions de £.

A partir de 1920, des évaluations très complètes sont établies par le « Board of Trade » et par la Maison « Furness, Withy and C0 ». Le « Board of Trade » a réussi à connaître la distribution du commerce anglais sur les différentes routes maritimes ainsi queles prix de fret particuliers à chacune de ces routes. D’après cette méthode, il est parvenu à évaluer le prix total des affrètements à 288 millions de £, ensuite le prix des avitaillements dans les ports anglais et étrangers et les droits de ports à respectivement 66,30 et 32 millions de £, soit un total de 416 millions de £. Enfin, il estime devoir en retrancher 16 millions de £ pour l’avitaillement dans des ports nationaux de navires anglais allant à l’étranger, 30 millions pour l’avitaillement des navires anglais en Angleterre et 30 millions de £ pour l’achat de marchandises à l’étranger pour des navires anglais. Trois cent quarante millions de £ seraient donc le chiffre définitif des gains de transport. Ce chiffre peut paraître énorme, puisqu'il correspondait alors à plus de 20 milliards de francs; son importance résulte à la fois du prix très élevé des transports maritimes et de l’accroissement du trafic. D'ailleurs les statistiques du « Board of Trade » sont certainement les plus précises dont on pourra jamais disposer et l’article qui présentait cette évaluation indiquait une vérification rapide de ses résultats : c’est

qu’en appliquant la méthode des pourcentages ({), au chiffre de 193, on arrive à 385 millions de £, dont il faudrait déduire les dépenses des navires anglais à l'étranger, soit 60 millions de £.

Pour 1921, il n’y a pas d’évaluation directe; mais un article de l’Economist admet le chiffre de 80 millions qui nous semble un peu faible; nous prendrons 400 millions de £. | |

Le « Board of Trade » a établi pour 1922 une autre évaluation, en tenant compte du rapport des prix de fret avec 1920, qui est de 27,12 % et du rapport du pouvoir de gain, qui est de 34,7 %; les revenus bruts sont ainsi estimés à {140 millions de £ et les revenus nets à 110 millions si l’on en déduit 30 millions pour les diverses dépenses déjà mentionnées. L'évaluation par l’étude de la distribution des «routes » effectuée par la « Chamber of Shipping», donne 150 millions de £ comme recettes brutes ; les résultats sont donc bien concordants.

Pour 1923, des travaux semblables (2) arrivent au même chiffre de 110 millions de £. Enfin pour 1924 le Board of Trade Journal donne 130 millions de £.

Comme dans le cas des autres pays, l'évaluation des gains réalisés par les Sociétés d'assurances anglaises est plus difficile que celle des gains de fret. En effet la valeur à porter au crédit de la balance des comptes est différente selon qu’il s’agit d'assurances contractées pour des marchandises importées en Angleterre ou de toute autre assurance. C’est la valeur même des primes

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