AO RS ML, 2.000:
En outre, quelques petites entreprises sont restées en dehors de nos recherches, ce qui explique que les résultats soient, en général, inférieurs à ceux de la première méthode d'évaluation.
1. D’après les bilans des sociétés par actions et les renseignements recueillis auprès des principales éhtreprises privées.
TABLEAU No 2. — D’après la proportion entre tonnage de jauge sur navires français ét tonnage de jauge total, appliquée au tonnage total des marchandises importées et exportées, on a établi le tonnage des marchandises exportées et importées sur pavillon français et, par suite, la valeur totale du transport.
TONNAGE | RECETTES sür navires français PRIX de transports REGETTES h
ANNÉES [on 1:000:000 do tonnos[de fret par tonne) 94 HOME 05h. |iotales en FN Ve SES EEE LE 4.000.000 1mponTeEes | exponrrees |à l’entrée |à la sortie importations [exportations AT
Nota. — Les chiffres du tableau 1 sont donnés d’après le
tableau général du commerce et de la navigation et d’après l'Annuaire statistique de la France.
D'autre part, les prix moyens de fret sont ceux fournis par le Statist, avec quelques modifications d’après des circulaires du Comité central des armateurs français, afin de les adapter mieux aux prix particuliers du marché français. De même, le Statist ne distingue pas les prix de fret suivant les importations et les exportations; les circulaires du Comité central des armateurs nous ont également permis de tenir compte de la différence des prix très grande durant les années de guerre.
Enfin, il nous a paru inutile de tenir compte des ravitaillements de navires étrangers en France ou de navires français . à l’étranger, ces chiffres étant très faibles.
On voit que notre estimation se rapproche de celle du Bulletin quotidien d’études et d'informations économiques, qui était de 4.400 millions pour 1922 et 1.700 mil-
lions pour 1923, mais est très supérieure à celle de M. Dncamps, qui est de 4 à 500 millions pour 1923, et à celle du Bulletin de la Banque nationale du commerce extérieur, qui est de 600 millions.
Pour la période 1914 à 1919, les transports en provenance ou à destination des colonies représentent environ un sixième des transports totaux (1); si l’on admet des prix de transport semblables, les gains de fret à déduire du déficit commercial seraient de 5.200 millions de francs, de 1914 à 1916 et de 1.600 en 1919.
À partir de 1920, la part du trafic colonial dans les transports maritimes français croît régulièrement puisqu’en 1920, sur un total de 16.500 000 tonnes transportées sur navires français, 3.750.000 tonnes étaient en provenance ou à destination des colonies, soit 22,8 p.100 (2). Aussi réduisons-nous les gains de fret à 3.200 millions de francs pour 1920,1.200,1.120 et 1.500 millions pour 1921, 1922, 1923. Il est intéressant de remarquer que ses chiffres correspondent à peu près à celui de 1913 (330 millions) si l’on tient compte de la dépréciation du franc.
Ils sont d’ailleurs ceux qu'avait obtenus de son côté Le Bulletin quotidien pour 1922 et 1923.
30 Recettes dues aux assurances maritimes. — Les gains d’assurances maritimes se sont accrus en même temps que les gains de fret, mais le taux des primes ne
1. D’après le Tableau général du commerce et de la navigation AE UT
2. D’après le Tableau général du commerce et de la navigation, CNIL
s’est guère élevé qu’à partir de 1916, et à partir de cette date la concurrence des sociétés étrangères devient très violente. Aussi le rapport des recettes d’assurances à la valeur du commerce total, qui était en 1913 de 2 p. 1.000, ne doit-il guère être de plus de 2 1 /2 p. 1.000 en 4916 et 3 p. 1.000 en 1917 et 1918, pour revenir à 2 dès 1919: (1).
Après 1920, la concurrence des sociétés étrangères devient plus vive encore; ces dernières ne craignent pas, en effet, de prendre à leur charge le risque d’assurances importantes, quitte à se réassurer, car elles profitent de la puissance de la société mère étrangère et utilisent la compétence de directeurs français; aussi leur bénéfice peut-il être évalué à la moitié de celui des sociétés françaises. Heureusement, les entreprises françaises ont compensé cette perte par la part qu’elles ont prise à l'assurance du trafic étranger; aussi le pourcentage de 2 p. 1.000 reste-t-il voisin du chiffre des primes encaissées,
Le tableau suivant donne le résumé de nos évaluations (en millions de francs):
Cet! | — —— — — — —
D'après pourcentage du
COMMELCE Ale leleiele 300 80 116 8% 90 126 165 D’après primes réellement encaissCes (2) ATP ETC ER — — 131 84 99 103
Mais il faut déduire de ces chiffres les bénéfices (béné-