‹ La Balance des Comptes de Quelques Grands Pays IndustrielsChapitre 39 sur 91 · D’après les taux des primes et l’avis du directeur de la · texte numérisé non relu

D’après les taux des primes et l’avis du directeur de la

revue Réassurances.

2. D’après les statistiques publiées par la revue Réassurances,

7 j f cr

fices et non plus recettes) réalisés par des entreprises étrangères sur des opérations faites en France (1) et y ajouter ceux des entreprises françaises à l'étranger. Ainsi les paiements nets que l’étranger fait à la France, du fait d'assurances, s'élèvent à seulement 75 millions en 1920, 60 en 1921, 70 en 1922, 78 en 1923, 103 en 1924.

49 Recettes de transu.— La guerre a donné au commerce de transit une activité nouvelle. La rupture de relations avec de nombreux pays belligérants, les difficultés résultant de la guerre sous-marine, ont conduit diverses nations voisines, particulièrement la Suisse, l'Italie, l'Espagne, et même l’Angleterre, à utiliser les voies ferrées françaises, d'autant plus largement que les tarifs des transports par terre n’ont pas subi l’augmentation de prix des transports maritimes. Malheureusement la modicité même de nos tarifs n’a pas permis aux compagnies françaises d'en retirer un: bénéfice beaucoup plus élevé qu’en 1913. D’après les statistiques dont nous avons pu disposer (tonnage et valeur des marchandises transitées, origines et destinations principales, prix des transports par tonne pour diverses marchandises), Les paiements dus au transit ne doivent pas avoir excédé 125 millions de francs pour la période de 1914-1918 et 60 millions pour 1919.

A partir de 1920, l'importance du transit s’est maintenue aussi grande que pendant la guerre. Si le rétablissement de la sécurité dans les relations maritimes nuit

4. Les réassurances étrangères n’ont fait que de très faibles bénéfices pour ces dernières années, par suite de sociétés déficitaires; en 1923, bénéfice total de 100.000 Liv. st,

fon

8 SE ES ES 4 OR Os MOESES DCR LUE D PNUe PA

au commerce de transit, la désorganisation des pays de l'Europe centrale a reporté vers notre pays la plus grande partie du commerce de la Suisse, et l'extension des rapports avec l'Amérique du Nord et du Sud a donné au transit par la France un nouvel élément de prospérité, non moins que le développement des relations entre l'Italie, la Belgique et l'Espagne. En revanche, le prix plus élevé des transports par voie ferrée a provoqué l’accroissement de la part du transit par voie fluviale. D’après le poids des marchandises étrangères qui ont traversé la France et d’après les tarifs alors en vigueur, les recettes peuvent être évaluées à 95 millions de francs en 1920, 82 millions en 1921, 85 en 1922 et 91 en 1923. Une nouvelle élévation de ces tarifs nous fait penser qu’elles ont été en 1924, de plus de 115 millions.

STATISTIQUE DU TRANSIT EN POIDS ET EN VALEUR (1) d’'aprèsle Tableau général du commerce et de la navigation

Tonnage Valeurs tr en des marehandises Années transit en transit 3h (en 4.000 : tonnes) (en 1.000.000 de francs) ROTARS PR Aa een te 494 796 LR LR re ARR Er RER 815 41.336 CRE LE RAA RUES 1.308 2.293 AO NT CEE 4:.031 2.804 ROBERT NEA 41.299 2.609 FN MARIO APN RS 4.985 k.077 D'ARODE TANT TANT 4.472 6.413 IÉPAISESE Die 6 D 'TODIee 1.266 5.947 PIN SA rte Te 1.317 5.916 LOTS SES den tie 4,400 6,000 1 MERE TE HR — es

4. Pays de provenance par ordre d’importance : 1, Etats-Unis. — 2. Angleterre. — 3. Espagne, — 4,

5o Sommes rapatriées par les ouvriers étrangers. — Pour la période de guerre, aucune statistique ne nous permet de connaître les remises effectuées par les ouvriers étrangers, mais il est probable qu’elles ne furent pas considérables, étant donné le nombre relativement faible des ouvriers étrangers travaillant en France pen-

Argentine. — 3. Suisse. Pays de destination par ordre d’importance 1. Suisse. — 2. Italie, — 3. Angleterre. — 4. Belgique.

Prix de transport.

a) 1914-1920 : Tarif général de transit par tonne, d’après tarif général de transit « Chaïx ».

0 fr. 04 par kilomètre pour un trajet de 600 à 800 kilomètres. 0 fr. 03 par kilomètre pour un trajet de 800 à 800 kilomètres. 0 fr. 02 par kilomètre au delà de 1.000 kilomètres.

Tarifs spéciaux minima : 0 fr. 01 pour les matériaux de construction et O0 fr. 015 pour le blé.

Il n’y a donc pas grande différence suivant la distance admise comme moyenne. En tenant compte des tarifs spéciaux on peut, de l’avis de plusieurs transitaires et de fonctionnaires des chemins de fer, admettre le prix moyen de 25 francs par tonne. Les gains sont donc de :

14914.... 12 millions 4917... 25 millions 7 49145.... 20 millions 1918... 32 millions 5 1916.... 35 millions 4919... 12 millions 5

Le rapport du prix de transport à la valeur des marchandises transportées ressort ainsi à 1,4 p. 100.

b) 1920-1923 (D’après tarif général du transit « Chaïx ») : 0 fr. 108 par tonne et par kilomètre de 600 à 800 kilomètres. 0 fr. 081 par tonne et par kilomètre de 600 à 1.000 kile . mètres.

Tarifs spéciaux : 0 fr. 04 pour les matériaux de construe tion et 0 fr.0486 pour le blé.

En tenant compte des marchandises transitées et du rele vement des prix par suite d’envois en grande vitesse, on peut admettre le prix moyen par tonne de 65 francs.

dant cette période; au contraire, à partir de 4920, on constate un développement rapide de ces remises.

Le nombre des travailleurs étrangers en France à la fin de 1919 n’est pas connu de façon exacte; mais il est probable qu'il s'élevait à quelque 2 ou 300.000, dont une cinquantaine de mille environ renvoyaient de l’argent dans leur pays d’origine.A partir de 4920,des statis-

tiques trimestrielles établies par les ministères de l’Agriculture et du Travail relèvent l'importance des mouvements de la main-d'œuvre étrangère (1). Le taux des salaires est relativement bien connu, parce que les ouvriers étrangers sont spécialisés dans certains travaux; mais il y a des différences énormes dans l’emploi de leurs gains : Italiens, Espagnols et Portugais viennent fréquemment seuls, vivent très économiquement et renvoient ou ramènent dans leur pays la majeure partie de leurs gains; Polonais, Tchéco-Slovaques, viennent au contraire très souvent avec leurs familles, vivent plus largement et consomment en France presque la totalité de leurs salaires. Comme les Italiens fournissent environ les trois cinquièmes de la main-d'œuvre étrangère,on sera sûrement au-dessous de la vérité en admettant que, sur un salaire moyen journalier de 25 francs, en 1920, 10 francs sont rapportés ou renvoyés à l’étranger, soit 3.300 francs par an et pour 1921, 1922, 1923,

EE Bulletin trimestriel du travail.

4920 1921 1922 1923 1924 Ouvriers étrangers entrés en France.............. 129.003 24.490 132.362 262.877 239.365 Ouvriers étrangers rapa- +3 4 Le MU RP ME OO 12.151 63.136 50,491 59.951 47.752 Restés en France......... 117.650 38.700 72.000 203.000 191.613

Meynial 8

8 francs par jour sur un salaire moyen journalier de 20 fr. soit 2.400 francs par an, enfin pour 1924, 12 francs par jour sur un salaire moyen de 28 francs,soit 3.600 francs par an. Pour établir les résultats suivants on a supposé l'existence de 50.000 ouvriers étrangers en France, en 1920, et évalué à la moitié des gains annuels les gains d'ouvriers arrivés dans Pannée.

LITRES 110.000 ouvriers renvoient 330 millions de francs. LODBIENSE 140.000 — — 336 — — PAPER 160.000 — — 388 — — 10 PA MISES 300.000 — — 720 — — L'ODESTRE 500.000 — — 4.800 — —

Cette évaluation peut être contrôlée par le relevé des mandats internationaux (1) émis en France et payés à l'étranger, soit : 171 millions de francs en 1920, 149 en 1921, 211 en 1922, 229 en 1923 et 214 pour les neufs premiers mois de 1924. L'écart croissant entre le montant des mandats émis et le total des sommes rapatriées s’explique par la création, en 1921 et 1922 de succursales de banques étrangères (notamment italiennes et polonaises) spécialisées dans l’envoi de fonds d’un pays à un autre. Les banques polonaises, à elles seules, effectuent des transferts atteignant près de 40 millions de francs par an. Il semblerait que la défense d’exportation de capitaux supérieurs à 1.000 francs par an pour une même personne dût réduire ces remises d’ouvriers étrangers; mais la défense est facilement tournée par l’emploi d’un prête-nom et l’impossibilité du contrôle rend d’ailleurs la règle inefficace.

1. D’après les statistiques du Sous-Sécrétriat des postes, télégraphes et téléphones.

Page 1