Voir Federal Reserve Bulletin, avril
sera obtenu en divisant la valeur totale des marchandises importées par leur poids total, et de même pour les exportations. L'application des rapports nouveaux au commerce extérieur de l’année donnera, en général, un résultat assez exact. ;
Il est évident que chacune de ces méthodes comporte, ainsi qu’on l’a noté à mesure de leur étude, des causes nombreuses d'erreur, et que le contrôle des unes par les autres s’impose toutes les fois qu’il est possible, Néanmoins, les travaux effectués en cette matière laissent penser que les résultats obtenus sont beaucoup plus satisfaisants que ceux de l’évaluation des créances ou des dettes d'assurances maritimes et terrestres.
Assurances. — En l’absence de statistiques indiquant les bénéfices que les sociétés d'assurances retirent des assurances maritimes, aucun procédé scientifique d’évavaluation n’a jamais été adopté. On s’est toujours arrêté à l’application d'un pourcentage du commerce extérieur, pourcentage fixé arbitrairement, d’après l'opinion des hommes les plus compétents selon l'importance des risques et la part des assurances étrangères dans le trafic maritime. Le seul procédé précis consisterait en réalité à relever le montant des recettes et des bénéfices que les entreprises nationales d'assurance tirent de leurs assurances maritimes et de leurs assurances terrestres à l'étranger et à obtenir les mêmes chiffres pour les sociétés étrangères dont l’activité s'étend au pays étudié.
Heureusement, pour la plupart des pays, ces gains ou ces charges sont faibles et les erreurs sont donc peu
importantes,
Quant aux gains de transport résultant du transit fluvial ou terrestre à travers le pays, on peut les déterminer en notant la quantité de marchandises ainsi passées en transit, quantité donnée en général par les statistiques officielles, et en établissant un prix moyen de transport, d’après les tarifs des compagnies de chemins de fer et des compagnies de navigation fluviale.
Services financiers. — Les commissions et Îles courtages que les banques retirent de leurs opérations à l’étranger sont souvent très importantes, mais leur évaluation est difficile. En effet les bénéfices des succursales installées à l’étranger ne donneraient qu’une très faible idée du volume réel de ces opérations puisque très souvent les maisons de banque anglaises, américaines ou autres touchent d’importantes commissions en échange de l’acceptation de lettres de change tirées sur des étrangers, ou de l’émission sur le marché de titres étrangers nouvellement créés. En outre le secret gardé par toutes les banques sur leurs opérations rend impossible la connaissance directe des créances ou des dettes résultant de ce chapitre. Ainsi on a été amene ici encore à se contenter de prendre un pourcentage du montant total du commerce extérieur.
D'ailleurs, en temps normal, l’opinion de banquiers avertis est peut-être encore le moyen le plus heureux et le plus exact de connaître ces éléments, car le commerce de banque, qui suppose un crédit établi depuis longtemps et un marché bien pourvu de capitaux et d’emprunteurs, est parmi les commerces les plus stables. Mais les variations monétaires que la guerre a
entraînés, la constitution des pays nouveaux dans l’Europe centrale et la modification rapide de la situa-
tion des créances et des dettes internationales ont rapi-
dement provoqué tout à tour la prospérité et le déclin des marchés financiers et rendu ainsi plus incertaines les évaluations des banquiers. Actuellement ce chapitre laisse donc encore place à des erreurs assez importantes.
Services divers. — Divers services, d’ordre secondaire, devraient aussi avoir leur place: dans la balance des comptes, services temporaires, tels que l’assistance donnée par un pays à un autre, les dons et les legs en faveur d’étrangers, et même, comme l'indique avec humour M. Hartley Withers, « les dots emportées avec elles à l’étranger par de riches héritières ». Mais on ne peut en tenir compte que lorsque des circonstances particulières — ainsi la guerre qui a développé les œuvres d’assistance — viennent accroître l'importance de ces chapitres. |