AVANT
De 1890 à 1944, là balance internationale des comptes de l’Allermiaghe est tout à fait semblable à celles des autres grands pays industriels de l'Europe ; ce sont les chapitres invisibles qui compensent lexcédent annuel des importations de marchandises et de métaux précieux eb qui perméttent en cutre d'effectuer chäque année de nouveaux placements de capitaux à l'étranger. L’accroissement de chactin des chapitres invisibles eët à peu psès parallèle; néärimoins, après le début du XXe siècle, es sommes rapatriées dans leurs pays d’origine : par les ouvriers étrangers employés en Allemagne &’accroissent plus rapidement et nüisent à l'équilibre de la balance.
Le commerce extérieur de l'Allemagne laissait appa: raître avant la guerre un excédent d’impoftations de marchandises qui s’est régulièrement accru de 4894 à
LA BALANCE DES COMPTES DE LA FRANCE 195 1912, malgré l’atgmentation constähte des exportations : lé déficit de la balance commerciale s’explique par le développement industriel récent de l’Allemagne, dévelüppetient qui à rendu nécessaire l'installation d’un oütillagè moderne, que seul l'étranger pouvait fournir.
Il noûs senble ütile à titre d'indication, de reproduire le tableäu de 14 balance dés compte, de l'Allemagne établi par M. Härold Moulton pour cette période. On pourra juger de l’erreur probable d’une telle évaluation, pourtant établie avec soin par un des économistes les plus experts én ces travaux, en constätant que les revenus des capitaux allemands placés à l’étränget augmentent sensiblement d’uñe période de cinq ans à une autre, tandis que la balance des comptes ne laissé ressortir que des excédents créditeurs très faibles où niêmie des excédents débiteurs.
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Il nous paraît possible actuellement, depuis que Les travaux sur les balances des comptes se Sont muültipliés et précisés, d'indiquer les évaluations qui peuvent avoir
donné lieu à des erreurs.
Le tableau indique que les gains de fret (1) ont triplé de 1894 à 1913. C’est là une progression qui n’est point surprenante puisque la flotte commerciale de l’Allemagne a passé, pendant cette période, de 1.785.000 t. à 5.082.000 t. et que son efficacité a été accrue en raison de la part plus grande prise par les navires à vapeur.
Au contraire, l’appréciation des revenus des capitaux allemands placés à l’étranger présente sans doute une progression trop rapide qui aboutit néanmoins à un chiffre trop faible pour 1913 : le IIe Comité a évalué en effet à 28 milliards de marks au moins, la valeur des placements allemands à l’étranger en 1913. Au taux moyen de 5 0/0, ces 28 müliards représenteraient des revenus d'environ 1.400 millions de marks, au lieu des 1.000 millions indiqués par M. Moulton. Quand aux commissions et aux gains de transit ils paraissent avoir été assez exactement appréciés, si l’on considère les autres évaluations de ces mêmes chapitres (2). Il en est de même pour les sommes rapatriées par les ouvriers étrangers en Allemagne, si l’on en juge d’après le nombre de ces ouvriers qui était en 1913 de 700.000.
Après ces quelques rectifications, la balance présenterait pour l’année 1913, un excédent d’environ 850 mil-
4. Voir estimation des gains de fret : E. Crammond, dans Journal of the Royal statistical Society July 1913. 600 millions de marks pour 1913. Voir aussi Ch. Rist. Les finances de guerre de l'Allemagne. 500 millions avant la guerre.
2. A. Muller The european payments balance, Manchester Guardian. Reconstruction février-mars 1928.
Hobson «Exports of capital» Von Glasenapp. Manchester Guardian. « Reconstruction in Europe. »
lions de marks; la majeure partie de ces sommes a sans doute servi à effectuer de nouveaux placements à l’étranger, mais aussi vraisemblablement à rembourser les crédits à court terme consentis jusque-là par l’étranger, crédits dont les banques allemandes avaient pu mesurer les dangers pour l’économie de leurs pays au moment de la crise financière provoquée par les incidents du Maroc en 1911-1912.
La balance des comptes de l’Allemagne était donc bien en 1913 tout à fait semblable à celle des grands pays industriels , de la France et de l'Angleterre notamment. Qu’est-elle devenue depuis lors?