‹ La Balance des Comptes de Quelques Grands Pays IndustrielsChapitre 76 sur 91 · V.— LA BALANCE DES COMPTES DE L'ALLEMAGNE DANS L'AVENIR · texte numérisé non relu

V.— LA BALANCE DES COMPTES DE L'ALLEMAGNE DANS L'AVENIR

Les chapitres invisibles, déjà créditeurs, s’accroîtront à mesure que la stabilité de la monnaie sera mieux assurée : les constructions de navires, l’activité plus grande des banques et des sociétés d'assurances, des chemins de fer assureront au pays des créances plus nombreuses sur l'étranger, tandis que le chapitr2 des intérêts se trouvera encore légèrement créditeur. L’Allémagne ne se trouvera plus débitrice que des paiements prévus par le plan Dawes, c’est-à-dire 1.200 millions de marks-or par an jusqu'en août 1927, 1.750 millions en 1927-28 et 2.500 millions à partir de 1928-29. Ces sommes seront sans doute quelque peu supérieures à celles des chapitres créditeurs. Aussi la balance commertiale devrait-elle

présenter un excédent d’exportations de marchandises qui servira à compenser le déficit net, à moins que les mouvements de capitaux ne laissent apparaître des im- ‘portations nettes de capitaux étrangers. Il faut bien apercevoir d’ailleurs que dés excédents d’importations de marchandises compensés par des excédents d’importations de capitaux ne pourront se maintenir très longtemps : en effet les importations de capitaux accroîtront les dettes de l'Allemagne et par suite les paiements d’intérêts qu’elle devra faire à l’étranger et ceux-ci dépasseront bientôt les importations de capitaux.

Aussi, à moins que les chapitres invisibles ne s’accroissent rapidement, il est probable que l'Allemagne devra exporter plus de marchandises et de métaux précieux qu’elle n’en importe, pour payer sa dette de réparations. Mais l'écart n’est pas si grand entre le crédit de ses chapitres invisibles de 650 à 1.000 millions de marks-or et les paiements qu’elle doit faire à l’étranger en application du plan Dawes pour qu’on ne puisse penser que l'accroissement normal des chapitres invisibles comblera dans quelques années cette différence; la période d’excédents d’importations serait donc assez courte et la balance des comptes de l'Allemagne reprendrait peu à peu la physionomie qu’elle avait avant la guerre.

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