SCÈNE III
Les MÊMES, MONTREUIL.
MONTREUIL (entré sur les derniers mots, s'est placé derrière Bagnolet ct lui touche l'épaule ; bas). —Tais-toi !
BAGNOLET (efrayé.—Hein? (Se retournant.) Montreuil !.. Ah! je suis perdu !
Casimir (à part).—Tiens, « .el est ce monsieur ?
MONTREUIL (/égèrement). __Ah! ah! ce cher Bagnolet.. Tu ne t'attendais pas à me voir! J'ai voulu te faire une surprise et je viens sans façon boire à ta santé.
BAGNOLET (à parf).—Ah! oui, à ma santé !...
1h ! oui, c’est de circonstance !.. Je suis bien mal mon aise ! (27 fombe sur une chaise.)
CasrmiR.— Comme il est pâle ! il se trouve mal ! (Tou* le monde se lève ; on retire la table, et on se pre .e autour de Bagnolet. Pendant ce mouvement, Montreuil approche de Louis.)
MoONTR (à Louis).—Dans un quart d’heure, ici, j'ai à vous prler.
Louis (é/onné).—A moi, monsieur ?.…
MonTRrEuIL.—C'est de la part de Paul Didier.
Louis. —De Paul !.… je viendrai, monsieur.
MonTReuIL.—De la discrétion, il faut que tou le monde ignore.
Louis.— Comment?
MonTreuiL.—Silence { (Se rapprochant du
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groupe.) Eh bien ! ce pauvre Bagnolet, comment va:t-11?... Mieux, n'est-ce pas ?
CastMiR.—Oui, oui... ce ne sera rien, j'espère !
MoxrreuIL.=— Justement, j'ai une bonne affaire à lui proposer, et quand nous serons seuls.
BAGNOLET (à part, avec effroi).—Seuls |...
CasiIMIR.—Alcrs, causez à votre aise, nous allons prendre le café dans le grand salon, et nous vous laissons ensemble,
BAGNOLET.—Comment! mais.
MONTREUIL (/ui prenant le bras).—Si tu dis un mot, tu es mort.
BAGNOLET (à parf).—Mort ! je le suis déjà.
(ÆZaut.) Eh bien, oui, laissez-nous.
CasiMiR.—Allons, partons, vous autres. (Lis sortent.)