X08)OI
‘soauue SOIQIUIIP but)
*GÔgt |
‘y6gr e ecgr °q
SEINNY
D'après les données de ce tableau, le Crédit foncier de France emploierait donc les 79 o/o de ses capitaux en placement sur immeubles urbains, et seulement 21 0/0 en prêts ruraux. Les chiffres ont leur éloquence, et il nous serait impossible d’exprimer, de façon plus claire et plus saisissante, l’impuissance, pour ne pas dire le parti pris, où se trouve le Crédit foncier de venir en aide à l’agriculture.
Guidé par un intérêt purement spéculatif, le Crédit foncier a négligé volontairement le prêt rural, pour se restreindre au seul prêt urbain, et cela arbitrairement, antistatutairement, comme nous aurons l’occasion de le montrer plus loin. La preuve de ces assertions, ce sont les paroles prononcées au Sénat, le 21 mai 1894, par M. Viger, ministre de l’agriculture :
« C’est par application du décret du 28 mars 185, « dit le ministre de l’agriculture, que le Crédit « foncier a été créé. Vous savez quels ont été, au « point de vue agricole, les résultats du Crédit fon- « cier. Le prêt hypothécaire a été rendu de plusen « plus difficile pour nos paysans, pour nos petits « cultivateurs, et en réalité, le Crédit foncrer a été « plutôt un crédit immobiiier urbain qu'un crédit « immobilier rural » (1).