I.FTTRES Aü DIRECTEUR
Lies des banques employées à recueillir et à distribuer les capitaux réels et les riches conquêtes du crédit , avec les prétendues merveilles des lûllcts formulés de manière à servir comme s’ils étaient de la monnaie. 11 suffit de séparer les deux éléments, dans la gestion des banques d’Écosse, par exemple, ce grand cheval de bataille des amateurs de la monnaie fictive, pour voir jusqu’à quel point peut aller la témérité de certains jugements qui passent de dissertation en dissertation et de livre en livre; les moutons de Panurge ont aussi envahi un coin du domaine de l’économie politique , et surtout le moins exploré jusqu’ici, le domaine du crédit.
Revenons aux précédents sur lesquels vous prétendez vous appuyer.
Vous invoquez les enquêtes de 1847 et 18o7 pour montrer comment la menace des farouches banquiers, qui se sont au demeurant toujours comportés comme desagneaux au lieu de se poser en loups dévorants, a également surgi lors des crises précédentes. De quoi s’agissait-il? La menace a-t-elle éclaté : on n’en trouve guère de trace, ni dans les questions posées, ni dans les réponses faites ; tout se home à une hypothèse purement gratuite, comme l’a montré .M. Morris, en prouvant que la Banque était en mesure de faire face, même à ce danger imaginaire. On n’a pas besoin de recourir à l’cnscmblc de l’enquête pour en avoir la conviction ; la lecture attentive des lignes que vous avez reproduites, suffit.
Vous n’êtes pas plus heureux, on rappclantle débat établi en 18S7 entre James Wilson et le gouverneur Weguelin.Il s’ agissait de savoir si la Banque pouvait augmenter la masse de la circulation en vendant les rentes qu’elle possède. Tel était, si je ne me trompe, votre îivis, lors du débat récent soulevé contre la Banque de France. Ne
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DE t/AVENIR COMMERCIAL.