‹ La Banque d'Angleterre et les Banques d'ÉcosseChapitre 35 sur 75 · DE L’ÉCONOMISTE FRANÇAIS · texte numérisé non relu

DE L’ÉCONOMISTE FRANÇAIS

cominodent sans sourciller, se montrent les meilleurs alliés des champions du monopole, car la peur de l’abirac rejette toujours les prudents dans une réaction excessive, Au risque de s’accorder sur ce point avec M. Wolowski. il faut reconnîiitrc hautement que l’échange des marchandises et des services étant la hase même des sociétés humaines, le régime des échanges est le pivot de la vie sociale. De là le rôle hors ligne de la monnaie métallique, le meilleur instrument connu des échanges; de là un rôle moindre, mais encore exceptionnel, du hillet de banque qui peut faire, dans une certaine mesure, fonction de monnaie, ce que ne peuvent faire les valeurs portugaises, espagnoles, turques, mexicaines, égyptiennes, dont on se prévaut comme exemple du liberté laissée à l’esprit de perdition ; de là le droit de la communauté à déterminer les conditions qui lui paraissent les plus propres à faire régner la loyiiuté dans tout régime monétaire, soit naturel (numéraire métallique), soit artificiel (numéraire fiduciaire, monnaie de papier). En cela, point de régale, point de mystère, point même de mission ou de délégation souveraine : nous restons dans le domaine des faits usuels.

Bien plus, sur ce solide terrain, la réfutation du monopole est bien simple. Une seule phrase suffit : Nécessaire pour les monnaies métalliques, le monopole n'est pas nécessaire pour le billet de banque. Le monopole de l’État est nécessaire pour la monnaie métallique, parce que sa valeur ou son pri.v est la seule base possible des accords commerciaux ; parce que l’État la donne en payement, la reçoit en payement et lui reconnaît une vertu libératoire pour le solde de tous les engagements : la volonté de l’État se trouve ainsi un élément essentiel de la détermination et de la fonction de la monnaie métallique. Le ino-

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