‹ La Banque d'Angleterre et les Banques d'ÉcosseChapitre 38 sur 75 · I.ETTRE8 A M. lÆ DIRECTEUR, ETC · texte numérisé non relu

I.ETTRE8 A M. lÆ DIRECTEUR, ETC

qui est un des ^ands fléaux de notre pays et de notre temps. C'est là qu’interviendrait utilement la concurrence, ou, pour mieux dire, l’émulation financière de diverses compagnies. Quand on se prétend le délégué do l’État, on doit, comme l’État, vivifier toutes les parties du territoire national. Une compagnie unique ne le peut pas, et ne le veut pas. Un rayonnement plus modeste suffit à ses bénéfices, que menaceraient trop de risques, par une expansion universelle comme celle des banques d’Écosse'.

Telle est la vérité sur cette question des banques, que les intérêts et les préjugés ont fini par rendre inextricable et presque insoluMe.

Pour exprimer la solution normale, le mot de liberté, pure et simple, ne nous parait pas suffire : M. Horn y tient et repousse vivement toute épithète ; mais, en fait, l’épithète réparait dans le détail, car il soumet la liberté à des règlements généraux. Ne vaudrait-il pas mieux adopter, pour une idée complexe, un mol composé?

Nous le croyons, et projmsons le suivant :

Liberté garantie (droit individuel) et contrôlée (devoir de l’État).

' Il est beile de concilier l’expansion du crédit avec la sécurité de la ftircülation, garantie par une émiuion sévèrement limitée. Le travail spécial que nous avons consacré aux Banques d'Ëcossc prouve que ce n’est pas dans le droit d'cuiission qu’elles puisent leur force, mais dans la masse énorme des dépôts dont elles disposent. Le crédit , loin de consister dans la faculté de battre une sorte de monnaie, au moyen du papier, repose an contraire sur la solidité absolue de l'outillage monétaire et se développe en même temps que celle-ci s’affermit. Nous ne saurions trop le répéter : la Liberté des Banques existe et portera d'heureux fruits ; on ne tardera pas à reconnaître cher nous, comme en Angleterre, qu’elle possède une action énergique et distincte de celle qu’on attribue d’une manière fort exagérée h la liberté d'émission. L. W.

KEH0N8E A M. L. WOLOWSKI, ETC. 5«l

Autre formule du :

Libre et harmonique essor des forces, qui est la lui su'jirème, la synthèse des deux antithèses.

Dans ces termes, la conciliation est possible entre tous les partisans de la liberté raisonnable, juste et utile. On n’aurait contre soi que les adeptes du monopole, (ie serait un gage de succès auprès de l'opinion d'abord, plus tard auprès du gouvernement, tandis que la liberté pure et simple semble trop favoriser la fraude et le désordre pour avoir aucune chance de succès.

.Iules Olval.

P. S. — J’espérais en avoir fini avec M. Michel Chevalier, lorsque, à ma grande surprise, j’ai trouvé, dans le numéro d’avril du Journal des Economistes, une nouvelle lettre ; elle continue une polémique que je m’abstiendrai de qualifier. Mais je ne m’abstiendrai point de reproduire cet écrit : le ton qui y règne suffit pour édifier le lecteur ; j’ai simplement adressé quelques mots au directeur du Journal des Économistes, afin de clore un débat désormais sans aucune utilité .scientifique.

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