‹ La Banque d'Angleterre et les Banques d'ÉcosseChapitre 68 sur 75 · I.ES BANQUES D'ECOSSE · texte numérisé non relu

I.ES BANQUES D'ECOSSE

maneiico apparente d'mi taux d’intérêt variant seiilcinnnt de 4 à 5 pour 100. Mais c’est en vain qu’on prétend violenter la nature des choses. Do nombreux subterfuges et des simulations fâcheuses déguisaient le taux véritable, qui s’élevait souvent à 7, 8, 9, 10 et même lü pour 100, suivant le témoignage irrécusable de Maccullocb, de Macpherson, de lord Overstone, de .M. Chapman.

Ce dernier établit, dans le cours de renquête de 18.77, d’après le tableau des opérations conclues par la maison alors puissante et célèbre à'Overend et Gurney, que, dans les dix années qui avaient précédé l’/lr^ de 1844, il y avait en soixante-treize variations du taux de l' intérêt, dont la moyenne s’était élevée à 4 livres 2 shillings 9 deniers pour 100, tandis que, dans les dix années subséquentes, le nombre de CCS variations a été réduit à soiXante-dix, et le taux moyen à 3 livres 7 shillings 11 deniers pour 100. .\insi, loin de multiplier les fluctuations et d’aggraver le taux de l’escompte, Y Act de 1844 a entraîné l’effet contraire. Si l’on étend les investigations à vingt années avant Y Act de 1844, ou voit que la moyenne annuelle de l’intérêt la plus réduite a été de 2 livres 3 shillings 4 deniers pour 100, et que cette moyenne est descendue sur le marché, depuis 1844, jmsqu’à 1 livre 17 shillings pour 100. Que deviennent, en présence de ces faits instructifs, les accusations de la Chambre do commerce de Glasgow?

Les banques ne peuvent que se confomer à la situation du marché, elles n’ont aucun pouvoir sérieux pour imposer un taux de l’escompte. Les variations qui surviennent sont le résultat inévitable de la liberté des transactions; elles opposent aux fluctuations en sens contraire le seul correctif utile. Murmurer contre le remède, c’est bon pour des enfants, et non pas pour des hommes réfléchis.

KT i.’a<;ricui,ture.

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« La science modcrae, dit M. James Stirling consiste, dans tout ce qui coucerno le commerce et la finance, à se régler d’après les lois naturelles, à se défier de l’influence des règlements arbitraires. Quand nous sentons l’aiguilloii de la nécessité, le législateur serait vainement appelé en aide. Ce qu’il faut faire alors, c’est accroître la réserve de capital, en maintenant celui qu’on possède, et en attirant un surplus par des conditions favorables. Nous devons, en fait, appliquer aux difficultés financières le principe que le free-lrade applique au commerce, payer le taux naturel du loyer du capital , comme on paye le prix naturel des denrées et des marchandises. »

Loin de fournir quelque secours , sous ce rapport , l’éinigsion des billets, lorsqu’elle dépasse des limites strictement tracées, augmente la confusion et aggrave les pertes.

Nous avons dû insister sur ces questions, trop souvent mal comprises, nous avons voulu examiner de près le manifeste de la chambre de commerce de Glasgow, dont on a voulu faire grand bruit. L’histoire, l’expérience, les enquêtes solennelles, l’opinion éclairée des hommes qui, comme M. James Stirling, étaient le mieux placés pour juger les choses, et l’opinion des banques d’Écosse elles-mêmes, ne permettent pas d’accueillir des conclusions aussi passionnées que mal motivées.

Ajoutons ce que nous écrivait récemment un des directeurs d’une des principales banques d’Édimbourg :

a Le taux de l’escompte des banques d’Ecosse se règle entièrement, et d’une manière à peu près constante, sur le taux de la Banque d’.Vngleterrc. Durant la récente période des taux élevés, les banques d'Ecosse u’ont ce-

' Lnc. rit., p. 3.’!.

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