‹ La Banque de France dans ses rapports avec le crédit et la circulation [microform]Chapitre 11 sur 20 · V. -^ Afllax d>spéee« à la Banque en iS · texte numérisé non relu

V. -^ Afllax d>spéee« à la Banque en iS

A l'appui des raisons précédentes, je signalerai un des faits les plus remarquables du régime du cours forcé de 1848.

Si l'on jette les yeux sur les tableaux A et B, on voit que, de 1 826 à 1 848, période de régime normal, malgré l'accroissement des opérations de la Banque, l'émission des billets est toujours comprise entre 200 et 311 millions.

De 1848 à 1851, au contraire, période comprenant deux années de régime de cours forcé, malgré le ralentissement des affaires, l'émission totale, comprenant, il est vrai, environ 90 millions des anciennes banques départementales, a atteint 583 millions.

Pour faire apprécier avec plus de précision le phénomène que je veux faire ressortir, je présenterai d'autres chiffres :

De 1826 à 1847, le montant total des opérations de la Banque de France s'est accru de 169 0/0. — Dans le même temps, l'émission maximum annuelle s'est accrue de 44 0/0.

De 1848 à 1850, le montant des opérations a diminué de 29 0/0. — L'émission a augmenté d'environ 100 0/0.

De 1851 à 1860, le montant des opérations a augmenté de 335 0/0. — L'émission a augmenté de 38 0/0.

Or, le cours forcé a existé du 15 mars 1848 au 6 août 1850; en outre, la loi du 10 juin 1847 a autorisé l'émission de coupures de 200 fr., et le décret du 1 5 mars 1848, celle de coupures de 100 fr.

Le régime du cours forcé, aidé par l'émission de coupures

inférieures, a donc introduit avec énergie le billet de banque

dans des régions nouvelles de l'échange. Cette introduction

tf

.ai.

'.ri

Page 1