Séance du 1] juin
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à la remorque du franc français descendant à 10 cent. ; et ces emprunts seraient donc prélevés sur la cireulation disponible pour l'industrie, le commerce et l’agriculture; le gouvernement général et les délégations financières seraient donc responsables d’une -restriction des moyens mis à la disposition de la production algérienne, et peut-être d’une nouvelle augmentation de l'émission.
Nonobstant cela, le conseil de la banque, d’une part, maintint l'offre de b millions d'avances à 2 % pendant la durée du privilège; d'autre part, enfit unede15 millions au taux officiel du papier commercial, remboursables en 5 ans par annuités de 3 millions plus les intérêts, ou par priorité sur tout emprunt dans cette période.
Dans la séance du 25 Juin des délégations financières, un accord intervint. Un délégué demande une avance de 20 millions à 2 % jusqu’en 1945, et 15 pour 5 ans à taux normal:
Un autre délégué financier voudrait 25 millions pour les seules habitations à bon marché. la Caisse des dépôts et consignations n'ayant plus de ressources, un autre voulait qu’on prélevât sur les avances des ressources pour le crédit maritime; en somme on voit que les colons veulent obtenir le plus possible de la banque, non seulement pour le crédit agricole, mais . pour d'autres œuvres sociales.
La majorité de la commission interdélégataire se rallia à cette proposition de l’avance de 20 millions
pure et simple, dont la moitié irait au crédit agricole
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et l’autre aux habitations à bon marché; les banques populaires n'auraient rien, vu leurs trop faibles besoins.
Sur ces entrefaites, un fait important survint
Le changement de direction de la Banquet, le 26 juin 1926; évidemment il n'allait pas y avoir de bouleversements dans la ligne deconduite de la Banque, mais si les principes appliqués allaient être les mêmes 2 n’y a pas deux façons de bien diriger une banquèë — il y avait ün changement « d’atmosphère»; les colons le sentirent bien, et la preuve en est que la campagne de presse, déjà ralentie à he suite de l’acc ord sur le crédit à court terme, s 'arrêta tout à fait.
{ eux-ci d’ailleurs avaient déjà obtenu presque toutes leurs revendications : 1] n’y avait plus que quelques points de détail à régler, donc plus de raison pour garder vis-à-vis du nouveau Directeur leur attitude de lutte; enfin, il était de bonne tactique d'entamer avec lui des négociations cordiales dès le début.
On peut donc présumer, qu'animé de bonnes dispositions vis-à-vis des colons, le nouveau Directeur général aquiesça à leurs demandes : c’est en effet, ce qui eut lieu.
Le 5 juillet 1926, il y eut une entrevue entre le Lirecteur général et les parlementaires algériens, et il fut alors décidé que serait plaidé devant le Conseil de la banque, le principe d’une avance de 20 millions
à 2? % jusqu’à la fin du privilège. Celle-ci fut accordée
1: Le Directeur général était appelé au Gouvernement de la Banque de France, remplacé par le premier sous-gouverneur de elle-ci, M. P. Ernest Picard,
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sous réserve de ratification par l’Assemblée générale des actionnaires. à
À la suite de l'augmentation de l'émission par Ja loi du 6 août la portant de 1.700 millions & 2.100 millions, les colons demandèrent naturellement une augmentation de l'avance : Le Directeur général, comme son prédécesseur, six mois plus tôt,pour le court terme, accepta de la porter de 20. millions à 30 millions au maximum, les avances à la Tunisie étant en outre portées de 4 à 6 millions.
La Banque ne pourrait évidemment fournir plus, à l'inverse de ce que se figurent les colons, dont l’éducation financière est assez superficielle :'«il ne saurait être question de réaliser les avances au moyen d’une émission de billets dont elles seraient le gage; une telle mesure d'inflation créerait un péril pour le billet de banque, constituant ainsi un manquement grave aux devoirs du Gouvernement et de la Banque ».. I] ne peut donc s’agir, sous forme d’avances, que des ressources déjà existantes et dont la banque puisse effectivement disposer, c’est-à-dire en somme ses réserves disponibles. La banque a dû opposer son raisonnement toutes les fois que des demandes d’avances inconsidérées lui furent faites, particulièrement à la suite d'inflation
nous espérons que cette fois aura été la dernière.
Ainsi,au mois d'août 1926, la question était définitivement réglée entre la colonie et la banque: (aucun
malentendu n’est plus à craindre puisque nous sommes
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assurés de votre souci de tenir les engagements, qu’en toute liberté, vous avez contractési. ». | Mais si la banque qui faisait le crédit à court terme n’eut pas besoin d’êtrecréée, étant la Banque del’Algérie elle-même, celle du crédit à long et moyen terme ne
devait être bâtie qu'un an plus tard.