‹ La Banque De L'AlgérieChapitre 16 sur 122 · Alors M. de Lasteyrie · texte numérisé non relu

Alors M. de Lasteyrie

2, Alors M. Poincaré.

voyageurs pour la France, 2.000 fr. de billets contre la même somme en billets de la Banque de France, afin d'éviter la commission (6 %) que prennent les changeurs dans la métropole:

elle ne devrait plus faire de paiements pour le compte du Trésor, sur la même base qu'auparavant, des créances en francs-papiers ne pouvant être remboursées par un même nombre de francs-or.

On a souvent proposé aussi, que la banque ait une réserve de devises étrangères, comme la Banque de . France. Si le compte-courant du ‘frésor n’est pas supprimé, elle n’aura guère d'action sur les changes : cette couverture ne peut être d’une bien grande importance, moindre en tout cas que celle de la Banque de France; et on a vu comme celle-ci, de 100 millions de dollars, a fondu en quelques jours sous l’action de la spéculation internationale el de la panique des nationaux en juin 1927 : l'appui de celle de la Banque de France ne lui serait donc qu'insignifiant.

Mais elle peut mettre au moins la banque d’Algérie, en tant que banque privée soucieuse de l'intérêt de ses actionnaires, en état de combler les diminutions de valeur de ses obliga‘ions et Litres de rentes personnelles, que causerait une baisse éventuelle du franc.

ans le cas où le compie-courant serait supprimé, l’achat de devises étrangères permettrait de stabiliser les changes, ou en tout cas d'empêcher leur brusque variation; examinons en effet ce qui se passerait si le franc algérien devenait indépendant du franc fran-

cas; celui-ci continuant à baisser (s'il remonte ou reste | ;

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