I. — Œuvres d'intérêt technique
Pour ces œuvres, les redevances de la banque sont, plus encore que pour les autres, un appoint au budget propre de la Colonie : nous voulons dire que la colonie n’attendait pas l'argent de la Banque pour les créer et les alimenter largement ; il est utile, ici, certes, mais il n’a pas été nécessaire. :
A) Les instituts de sciences appliquées à l’industrie et à l’agriculture sont des annexes de l’Académie d'AL ger, qui comprennent des laboratoires et deschaires spécialement affectées à la physique et à la chimie agricole et industrielle.
Is ont reçu, depuis 1921 jusqu’à 1928, 1.105.000 fr. de subventions.
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B) Pour les études, l’expérimentation et la vulgarisation agricoles, il y a un nombreux personnel, et qui se déplace souvent, à rémunérer; des établissements d'enseignements agricole (Institut agricole de Maison- Carrée, écoles de Philippeville et d'Alger, Jardin d’essai du Hamma); des stations régionales, champs d’expérience et de démonstration où l’on enseigne la pratique de l’agriculture nord-africaine et qui ont besoin de main-d'œuvre, de cheptel, constructions et matériel agricole.
C'est le poste qui de beaucoup, après le crédit agricole, a bénéficié du plus de subventions sur les avances : 31.070.000 francs jusqu'à 1928, dont 6.230.000 en
L'entretien du jardin du Hamma et des stations d'expérience, véritables fermes domaniales, est en
effet très coûteux.
C) Les recherches et la mise en valeur des richesses artistiques, archéologiques et historiques setraduisent surtout par des fouilles et des achats de propriétés pittoresques ou contenant des ruines, que l’on veut transformer en « parcs nationaux ».
Par exemple, en 1925, on a effectué des fouilles à Madaure, Khenissa, Djemila, Tipaza, Cherchell, Île Tombeau de la Chrétienne, Timgad, Constantine, Lambèse, Zana, pour 200.000 francs et acheté deux propriétés à Hippone pour 400.000 francs. Les subventions affectées à ce chapitre ateignent, fin 1927, 2.980.000 ir.