‹ La Banque De L'AlgérieChapitre 57 sur 122 · AAA · texte numérisé non relu

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La Banque prêta donc directement aux agriculteurs, sous Îorme de crédit de campagne.

Ces crédits de campagne avaient lieu pour les récoltes de céréales, l'élevage des bestiaux et la culture de la vigne. Les premiers sont faits pour des dépenses qui devant être remboursés intégralement par la vente de la récolte, durent 9 mois; les seconds ont lieu pour les mois d'engrais du bétail; ils durent alors deux ou trois saisons, ou pour celui de la constitution d’un cheptel et ils s'étendent sur 4 ou 5 ans.

Quant à la vigne — et c’est elle qui donnera lieu aux plus nombreux crédits — ils sont faits pour la durée de sa constitution, et sont alors de3 à 5 ans, ou letemps d’une récolte, comme pour les céréales.

L'opération était régulière tant que le crédit était bien remboursé à l'échéance» Aussi le portefeuille de la Banque s'élevait rapidement, les bénéfices augmen- . taient, les dividendes également. Le chiffre des escomptes était, en : |

FO SISTER ER 265 .431 .242 (SALON ER 351 .062 .884 JS80-T6B I de Le ME RARES 485 .044 .725

RSC Et Une 515.730 .936 eee 475 .909 .147 PSE) D AIN OPANE A "A8 .780 .778 1884-1881 dette fr 596.393 .457

C'est à la fin de l'exercice 1884-1885, que fut atteint le chiffre des escomptes le plus élevé. « Malheureusement, on avait voulu faire trop grand et trop vite, et les déceptions suivirent lesenthousiasmes irréfléchis ».

La Banque se laissa donc entraîner, et pour encourager ces plantations de vignobles, elle viola d’une facon absolue ses statuts. Accordant toujours de nouveaux crédits de campagne et renouvelant sans cesse les précédents, elle consentit de la sorte des crédits, qui, au lieu d’être remboursés, avaient duré plusieurs campagnes. Ce fut là sa faute et sa grande imprudence, d’avoir ainsi ouvert aux agriculteurs des crédits dont la nature les faisait ressembler à ceux que se réserve le Crédit Foncier.

À la vérité, la banque n’a jamais fait de prêts sur immeubles, proprement dits, comme le Crédit Foncier. Elle a été parfois obligée de devenir propriétaire, pour se couvrir, mais son domaine a été consti-

tué à son insu: elle prétait sur billet à 5%, à 90 jours, renouvelable.

En 1885. le prix des vins tombait, le phylloxéra commençait à faire des ravages dans certaines régions, et

les dernières récoltes avaient été très médiocres. Un

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