SECTION VII, — RESULTATS
La banque, nous l'avons vu, avait toujours pratiqué le crédit de campagne agricole :
Soit pour réescompter du papier des caisses réglonales passant par les banques intermédiaires, d’après la convention de 1921,
Soit pour réescompte du papier des coopératives ou de exploitants,
© Soit pour admission dirécte du papier des coopéra- | Lives ou d’exploitants.
“Le premier poste, application de la convention de 1921 .ne montait qu'à 1,5 millions en 1925, alors que les banques avaient escompté pour 33 millions de ce papier : ellesont en effet intérêt à réescompter le moins possible pour ne pas perdre leurs agios, le réescompte n’est pour elles qu’une sauvegarde, « une soupape de sûreté » » qui joue surtout en temps de crise.
1 ans l’ensemble le montant total des crédits dir ects individuels de campagne agricole de la AE de lAI-
gérie fut le suivant, mensuellement, en 1995 :
RD ER D A LE PM MA AE 18.885.000 15 février ........... 92.976.000 15 mare. : 404 00 23.328.000 donamrili ou 26.466.000 de HU ON 41.406.000
1H un ul SR 29.966.000
ROMAN IL (AO ART ET . 30.048.000 Hoaont ss nine ne 27.501.000 15 Septembre ........ 23.427.000 19 ,octobre.. .:......1 19.842.000 15 novembre. .:...... 20.089.000 lordécembhres VAUX 19.645.000
C'est en mai que se trouve le maximum d'engagements; à ce moment, la récolte ou vient de se faire, ou va l'être et les préparatifs d'achats pour la saison prochaine commencent. ;
Les coopératives, (caves, distilleries, docks, tabacs) ont fait aussi de l’escompte et du réescompte, principalement par l'intermédiaire de la Banque Industrielle de l’Afrique du Nord : la majorité en est fournie par les campagnes de plantation de tabac et d’entrepôt de grains dans les docks.
Aux éleveurs ont été consentis, 11,5 millions de crédits en 1925; leur métier est d'acheter à bon marché, grâce aux prêts de la banque, l'automne, le bétail aux nomades des plateaux, de l’engraisser l’hi1ver et le printemps dans les prés d'embouche du tell, et de l’expédier sur la métropole à la fin du printemps, pouvant ainsi rembourser la banque.
. Une dernière sorte de crédit de campagne qui profite à l'agriculture, mais indirectement, est celui fait aux céréalistes, et qui se monta en 1925 à 120 millions: les céréalistes sont des négociants qui achètent aux colons leurs récoltes sur pied ou même en herbe,
se chargeant des aléas de la production et des variations
Os
des prix : la banque leur prête sur leur capital personnel et mobilier, et ceux-ci prêtent aux agriculteurs qui obtiennent par ce crédit de campagne commercial, un crédit de campagne agricole. ;
Lorsque la Banque offrit en 1926,les 36 millions d’avances à la colonie pour organiser la banque agricole, elle ajoutait que ces crédits étaient accordés sur ses réserves disponibles et celles-ci montant à 37 millions, elle se verrait forcée de cesser Le crédit de campagne agricole direct.
F n 1927, elle a bien prêté ces 36 millions, pour contr I buer aux ressources de la caisse foncière : va-t-elle donc cesser ces crédits? Non, car elle va reconstituer rapidement ses réserves, et elle n’admet dans son portefeuille que du papier sain et très bien contrôlé.
Les caisses régionales ont fait, à la fin de 1926, leurs demandes d'admission à l’escompte et au réescompte. Certainesn’ontpasdemandéde cotes directes d’escompte : elles leur ont été attribuées d'office. ï Les caisses bénéficiant de crédit à la banque sont au nombre de 21 (septembre 1927)
D ns le ‘ressort de sa juCuee d'Alger,
M Ses ou — de Mostaganem.
3 Ne RARES de Sidi-bel-Abbès r à Ro Eee — - de Constantine.
Nue ace LÉ :KedeBône, | res RATE de Philippeville.
PER ma is dei lemcen.
FR me. Res de Bougie.