‹ La Barégine: Des Eaux Sulfurées Sodiques De BarègesChapitre 27 sur 45 · MATIÈRES AZOTÉES · texte numérisé non relu

MATIÈRES AZOTÉES

A côté de ces éléments minéraux, nous trouvons une matière organique qui constitue, comme nous l’avons vu, les trois quarts de la Barégine desséchée (1) Anglada le premier, a soumis cette substance à des expériences variées ; « ce qu’il y a de certain, dit-il, c’est que cette matière Organique, commune aux eaux sulfureuses, est un composé azotifère, chimiquement analogue par sa naturé aux substances animales, ou végéto-animales. » Cette substance, Anglada l’a retrouvée à Arles, à la Preste, aux Escaldas, à Thuès, à Vernet, en un mot dans toutes les eaux sulfureuses qu’il a analysées. Il n'hésite pas à déclarer, que « tout porte à penser qu'on la découvrira dans toutes les eaux sulfureuses thermales des Pyrénées et dans celles qui leur sont analogues. »

Anglada a donc traité la Barégine par de nombreux réactifs et il a eu le mérite de trouver la nature azotée de cette substance. IL faut arriver à Filhol et Henry fils, pour apprendre qu’il y a cependant autre chose dans la Barégine,

(1) Je ne puis admettre, avec le docteur Marcet, que toutes les matières organiques des eaux des Pyrénées, sont à l’état de suspension. Il est facile de s’assurer par la dialyse, qu’une partie est bien réellement dissoute, (Filhol).

qu'un composé quaternaire ; il ya aussi des hydrates de carbone à condensation moléculaire excessivement variée.

Nous considérons donc.que, mettre en doute l’existence de composés quaternaires dans les Barégines, est une opinion un peu osée. Il va sans dire, que ce ne sont point les expériences d'Anglada qui nous ont convaincus. Nous étayons notre théorie sur des réactions chimiques plus nouvelles.

Anglada avait en effet reconnu que la distillation de la Barégine, « donnait des produits volatils : Gaz, acide sulfhydrique, carbonate d’ammoniaque, huile empyreumatique, gaz acide carbonique, et gaz hydrogène carbonique. À ces produits, il faut joindre l'azote qui se dégage lorsqu'on traite par l’acide nitrique de la matière organique concrète. » Disons cependant, que cette réaction peut être entachée d'erreurs; par la présence dans NO H d’azotites et d’azotates d'ammoniaque. « M. Henry fils, nous dit Lambron, en suivant le nouveau procédé de M. Lafont, procédé fondé sur la propriété que possède l’ammoniaque, dé donner avec le phosphate de magnésie, un composé insoluble de phosphate ammoniaco-magnésien, dont la composition est bien déterminée et d’où il est facile de déduire l’'ammoniaque, et par suite l’azote, est arrivé à doser les quantités d'’ammoniaque et d’azote renfermées dans la sulfurine de plusieurs des principales eaux des Pyrénées ». Nous avons répété ces réactions; qui nous ont paru concluantes et qui prouvent, de ce fait, par le dégagement d’ammoniaque, la présence de composés azotés dans la Barégine.

Comme réaction complémentaire, nous avons procédé ainsi qu'il suit : en chauffant dans un tube à essais, de la Barégine, du charbon, de sucre et de la potasse, il se dégage

des vapeurs ammoniacales. Tout se passe en effet, comme : si on avait :

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