AN+SC+6KOH+3HO = 4 NH + 3 C OS K
Ces vapeurs peuvent être aisément caractérisées par le réactif de Nessler. Celui-ci placé au bout d’un agitateur.en
verre, introduit dans le tube à essais, en contact avec les vapeurs, donne un précipité amorphe de couleur orange, constitué, non point comme on le croyait autrefois par de l’iodure de dimercure-ammonium, mais par un dérivé de substitution beaucoup plus complexe de formule globale NHg° fr.
Cette réaction (1) permet de déceler dans la Barégine, la présence de composés quaternaires. Filhol avait, du reste, en 1888 indiqué la teneur de la Barégine en principes azotés. Dépouillée de son soufre et séchée, elle contenait 70°/, de son poids d’azote, tandis que la Barégine naturelle donnait pour 100 parties :
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« Ce qui frappe le plus dans la composition de la « sul- « furaire, » c’est sa richesse en azote ; elle est telle qu’il « faut l’assimiler, sous ce rapport à une matière animale, « disait Filhol. Au reste, abandonnée au contact de l'air et « de l’eau, elle se putréfie facilement, comme les matières « albuminoïdes ; et comme ces dernières, elle se colore en « rose vif, par l’azotate acide de mercure. »
Du reste, la présence simultanée de composés ternaires et azotés, n’a rien qui doive nous surprendre, étant donné que la Barégine est formée d’organismes vivants recouverts d’une gangue pectique très épaisse et de débris qu'ils ont laissés dans l’eau thermale après leur mort.
Nier la présence des matières azotées comme l’on fait quelques auteurs serait nier la présence d'êtres vivants, or, l’examen microscopique, le plus simple, ne laisse aucun doute,
{) Denigès. — « Leçons d'analyse qualitative sur les éléments métalloïdiques et leurs principaux dérivés. »
etil serait oiseux de s'arrêter plus longtemps sur ce sujet qui ne supporte même pas la discussion.