‹ La barricade; chronique de 1910Chapitre 24 sur 78 · SCENE V · texte numérisé non relu

SCENE V

LES MÊMES, TARDIEU, puis LOUISE MAIRET

TARDIEU, très froid.

Bonjour, madame Derivière. Bonjour, Philippe. fA Mme Derivière et à Cécile. J Vous êtes en avance. Vous n'êtes donc pas allées à cette exposition? Il y a longtemps que vous êtes ici?

ALINE

Cinq minutes. Nous l'avons g^alopée, l'exposition. J'avais besoin de voir une des ouvrières de la maison. J'ai trouvé une occasion extraordinaire de Beauvais. Cécile vous racontera, f Entre Louise Mairet en chapeau.)

Ah! VOUS êtes prête, mademoiselle Mairet? Tardieu, vous m'excusez. (Embrassant Cécile.) Au revoir, chérie. (Bas.) Du courage... Bonjour, frérot. Passez, mademoiselle Mairet. (Bas à P/iilifjpe .JYdiS-y j et tout de suite, toutde suite. Elle sort avec Louise.

TARDIEU à sa fille.

Nous allons rentrer aussi. Adieu, Philippe.

PHILIPPE, très nerveux et avec un effoi-t. Monsieur Tardieu, je ne voudrais pas vous laisser partir sans vous avoir demandé de me fixer un rendez-vous... aujourd'hui même. J'ai à vous entretenir d'une chose extrêmement importante.

Pourquoi pas tout de suite alors ? (Tirant sa montre.) Il est onze heures et demie, nous déjeunons à midi un quart. Nous avons tout le temps. Votre père n'est pas là?

PHILIPPE

Non, monsieur Tardieu.

TARDIEU

Alors, Cécile peut m'attendre dans son bureau, les quelques minutes que nous avons à causer ensemble... (A sa fille.) Laisse-nous, mon enfant... Va.

Il V embrasse au front. Elle hésite, puis elle sort.

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