‹ La barricade; chronique de 1910Chapitre 54 sur 78 · VISTES · texte numérisé non relu

VISTES

LANGOUËT

Cette fois, nous les tenons. Crois-tu que je les avais à l'œil et qu'on a bien fait d'attendre? Tout est emballé, nous avons le paquet, on va fricasser le lot d'un coup.

THUBEUF, un cigare à la bouche.

Oui, c'est nous, père Gaucherond. Vous ne

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me connaissez pas, mais moi, je vous connais. L'ami Lang^ouët m'a parlé de vous. Vous n'avez pas l'air enchanté de nous voir, vous et les camarades? Vous avez tort. Nous ne sommes pas méchants. Nous sommes de bons g^arçons Seulement, ça vous vexe d'être pinces. Car, pour être pinces, vous l'êtes. Cristi! Vous nous avez donné du mal. Mais ça y est! LES GRÉVISTES, cns divcrs .

A tabac, les jaunes! à tabac.

PREMIER GRÉVISTE

On va les passer à tabac! Re{jardez-les, ces vilaines gueules de renards ! . . .

SECOND GRÉVISTE

En v'ià des frères!... Ah! les salig^auds! les salig^auds ! . . .

TROISIÈME GRÉVISTE

Les lâches!... On va leur faire leur affaire !...

QUATRIÈME GRÉVISTE

Y n'y couperont pas, les chameaux!

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