‹ La barricade; chronique de 1910Chapitre 76 sur 78 · SCENE X BRESCHARD, LANGOUËT, FRANÇOIS, LOUISE · texte numérisé non relu

SCENE X BRESCHARD, LANGOUËT, FRANÇOIS, LOUISE

LANGOUËT, dans Vantichambre Je vous dis que j'entrerai. Ma femme est ici. J'entrerai.

FRANÇOIS

Et moi je vous dis que vous n'entrerez pas.

LANGOUËT

Sale larbin! C'est ce que nous allons voir.

LOUISE, à part.

Mon Dieu! il a bu!

BRESCHARD, allant à la porte et i ouvrant. François, laissez entrer... Vous avez à me parler, monsieur Langfouet?

LANGOUET, paraissant ; il est à demi ivre. Pas tant de chichi ! Je viens chercher ma femme. (A Louise.) Qu'est-ce que tu fais ici, toi?

BRESCHARD

Est-ce que vous êtes ivre, monsieur, pour g^arder votre chapeau sur la tête, chez moi, qui suis parfaitement poli avec vous, et pour parler sur ce ton à une femme?

Langouët regarde Breschard. Il hésite un moment. Puis, dégrisé par la honte, il aie son chapeau.

LOUISE

C'est lui qui a raison. Je n'aurais pas dû venir ici sans sa permission. fA Langouët. J Va, je te suis, mon ami.

Ils sortent. Breschard marche jusqu'à la fenêtre, il les regarde s'en aller dans la rue, et se tait longtemps, puis douloureusement.

BRESCHARD

Pauvre Louise !

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