I.\ BAS4 i II
ROSINE
Je crois bien... H n'y avail qu'an rôle <l«femme, el c'était une grand'mère paralytique.
l'.lU < AROl
Hé bien î mon petit, travaillez-vous .'
LORSAY
Non. Monsieur Brucaro!, je ne fais rien.
BRUGAROL
Travaillez, travaillez, mâtin! Faites encore un rôle pour celle gentille femme, puisque <;a vous réussit.
LORSAY
Evidemment... si je trouvais un sujet.
BRUCARO L
Mais il ne manque pas de sujets. Croyez-
vous donc que tout ait été dit?... On n'a pas encore fait la vraie pièce sur la magistrature, sur la presse, sur l'armée... On représente toujours l'officier sous son côté ramollot, nlirliflore, hurluberlu; mais ce sont des hommes comme nous : ils oni un cœur qui bat sous la tunique. Tenez, je vais vous donner un sujet. Imaginez un officier pauvre et, par conséquent, sans fortune; il aime passionnément une jeune fille pauvre également et qu'il ne peut pas épouser, parce qu'elle n'a pas la dot réglementaire. Alors, qu'est-ce qu'il fait? 11 va trouver son général, et il lui prouve ([lie cette jeune fille est justement une fille naturelle que ce général a eue dans le temps, alors qu'ilétait capitaine, avec une servante d'auberge, en faisant les grandes manœuvres de l'Est. Eh bien ! avec votre jeunesse, votre esprit primesautier et ce (pu4 vous avez observé à Montmartre, vous pouvez faire de ça une