HAVRES
( >ui. je l'ai vue.
Vite, racontez-moi,
r.UAYRESAC, montrant Amédte.
Mais...
IILBERT
Vous pouvez parler devant mon beaufrère, il est au courant.
GHAVRESAC
Ah ! très bien.
Vous avez pu rester seul avec elle ?
CHAVRESAC
Tant que j'ai voulu.
Et le mari ?
CHAVRESAC
Il n'était pas là; il est chez lui, dans le Poilou.
Dans le Poitou... comment dans le Poitou ? Alors, cette dépêche?
CHAVRESAC
C'est Rosine Bernier qui vous l'a en» Voyée.
LM l.\ BAS< l il.
lll r.l.M
Si c'est niic plaisanterie qu'elle a voulu me faire, je la trouve d'un goût déplorable.
CHAVREfl \«
I*;i> du tout, vous n \ êtes p tout siinplemenl un*' femme <jui vous aime; elle avait envie de vous voir... vous savez comment elle est... c'esl une fantaisiste, et, quand elle a envie <l<i quelque chose, rien ne l'arrête. Bref, vous sachant ici, • •11<- n'a trouvé rien de mieux que de vous envoyer celte dépêche.
C'est insensé! Comment n'a-t-elle p;is réfléchi ? Voyons, elle sait bien quejesuis marié... cette dépêche pouvait tomber entre
les mains d(» ma femme.
CIIAVRESAC
Aussi, elle a signé du nom de son mari.
En quoi ça arrangeait-il 1rs choses?
CIIAVRESAC
Mais si. . . elle pensait que vous comprendriez et qu'en signanl Blaneas pour les autres, cela signifiait Bernier pour vous.
Et alors?
CIIAVRESAC
Alors, elle espérait que vous viendriez la rejoindre et que celle dépêche, dont vous donneriez une explication suffisante à votre femme, serait précisément le prétexte.
LA BASCl I l.
Quelle explication pouvais-je donj Elle esi rolle!