‹ La Bastille des comâediensChapitre 104 sur 122 · Ibid., ms. 11725, f · texte numérisé non relu

Ibid., ms. 11725, f

des billets de parterre de la Gomédie-Franraise le double de ce qu'ils coiitent ordinairement, j ai, ce jour d'bui, surpris un desdiis particuliers, qui s'étoit placé dans l'allée de Procope. Je lui ai demandé s'il vendait des billets, il m'a répondu que oui et combien il m'en fallait. Je lui ai dit de m'en vendre deux. Lui ayant demandé combien il lui fallait, lui ayant montré un écu de 6 livres, il m'a répondu qu'il ne laxiit personne, que je lui donnerais ce que je jugerais à propos; mais que lesdits billets étaient très difficiles à voir; et sur-le-cbamp j'ai arrêté ledit particulier'. »

Les billets de faveur ne donnaient droit d'entrée que dans le cas oii le nombre des places payantes n'était pas suffisant. Le lieutenant du guet, Ramon, met dans son rapport du 26 juillet 1751 : « Un particulier nommé Louis Guillaumot, iils du poeslier du roy, porteur d'un billet pour le spectacle signé d'un acteur dudit spectacle, ayant voulu entrer bien qu'il y eût un nombre suffisant de billets payants distribués, la garde lui a fait refus d'entrée, sur lequel refus il a insisté, a voulu forcer la garde, pourquoi il a été arrêté et conduit au For l'Évêque^.»

Pour se procurer l'entrée gratuite des spectacles, d'aucuns usaient des subterfuges encore en usage aujourd'hui. Ils se prétendaient attendus dans la

1. Bihl. de l'Arsenal, Arch. de la Bastille, ms. 11633, 1'. 218-24

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