Paul d'Estrée, dans le Ménestrel, 1893, p
2. Bibl. de V Arsenal, Arch. de la Bastille, ms. 11537, f. 124-25.
3. Rapport du 18 février 1749, Bibl. de V Arsenal, Arch. de la Bastille, ms. 11684, f. 2iG.
LE FOU l'évêque 2;9
diiire au ForTEvêque. L'un se nomme Michel Cornu, apprenti tapissier, l'autre Nicolas Camus, clerc chez un procureur au Parlement. L'un et l'autre méritent une punition exemplaire, poursuit Bazin ; c'est pourquoi leur détention ne saurait être trop longue. Peut-être même jugerez-vousà propos, Monsieur, de prendre un parti rigoureux, en les faisant renfermer pour un temps à THôpitaU. Je prendrai la liberté de vous observer que la sévérité est nécessaire à l'entrée de l'hiver, afin de contenir le parterre dans la saison la plus difficile^. »
Le 18 mars 1747, on donne Athalie^ suivi du Magnifique^ la petite comédie de La Motte qui a le plus grand succès avec son divertissement chinois. Les jeunes gens au parterre font des flux — nous dirions aujourd'hui des poussées — pour avoir de la place dans le milieu ; et, cette place une fois conquise, quelques-uns d'entre eux se mettent à chanter et à danser « pantins en rondeaux ». Nous ne savons pas très exactement ce que pouvait bien être cette danse « pantins en rondeaux », du moins le nom en est-il suggestif. L'un de ces pan-tins est arrêté au milieu de son rondeau. Il est conduit au For l'Evèque : il se nommait Arnauld, son père était directeur de la Monnaie à Bayonne^.