‹ La Bastille des comâediensChapitre 108 sur 122 · Bicêtre · texte numérisé non relu

Bicêtre

2. Rapport au lieutenant général de police Hérault (Arch. de la Bastille, ms. 11218, f. 388-89).

3. BibU de l'Arsenal, Arcli. de la Bastille, ms. 11G07, f. 228.

Des gardes françaises veillaient aux abords du parterre ; mais on ne se faisait pas faute de les insultera

(( Des particuliers criaient, note l'exempt Lemaître en date du 10 mars 1730. J'ai été oblige d'entrer au parterre avec la garde pour tâcher do faire cesser le bruit. Mais un particulier, voyant entrer la garde, a crié tout haut : « Il faut tomber « sur ces gueux-là et les faire sortir- ».

Lefort, capitaine reformé dans le régiment Royal- Roussillon, parlait à haute voix dans le parterre de la Comédie-Italienne, tandis que les acteurs jouaient. L'exempt de service le prie à plusieurs reprises de se taire. Voyant ses observations inutiles, il veut lo faire sortir. Lefort tire son épée et l'un des gardes en est blessé à la main et au bas-ventre. Lefort est conduit au For l'Évêque s. Le 22 juillet 1736, les frères Gaudin y sont écroués pour avoir, à l'Opéra- Gomique, tiré leur épée contre la garde qui avait pénétré au parterre afm d'y rétablir l'ordre^.

Un apothicaire du nom de Fleurant — Hé! serait-ce le même que celui qui, dans le Malade imaginaire^ sert tant de « petits clystères insinuatifs, préparatifs et rémotlients, pour amollir,

1. Bibl. de V Arsenal, Arch. de la Bastille, ms. IHol, f. 36^

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