Piganiol
Les troubles, auxquels il est fait allusion, sont ceux delà Fronde. Cette reconstruction cou ta60. 000 livres^ Gondy ne fit cependant pas rebâtir l'édifice en entier. Il garda une partie de l'ancienne façade sur la rue de Saint-Germain-l'Auxerrois. Au xviu^ siècle, Lebeuf 2 et Jaillot en donnent la description. L'un et l'autre font remonter au xiu^ siècle la portion du bâtiment qui avait été conservée. Au-dessus d'une porte de style ogival, on voyait un baut-relief représentant un roi et un évoque agenouillés devant une Notre-Dame, symbole sans doute de l'accord entre Philippe-Auguste et Guillaume de Seignelay, analysé plus haut. Les armes de France étaient a fleurs de lys, sans nombre, traversées d'une crosse droite ; à l'autre coin, un juge en robe et en capuchon, des assesseurs et un greffier vêtu en hommes d'église.
Par ses pignons latéraux, le bâtiment était adossé à des maisons particulières ayant leur entrée, deux d'entre elles sur le quai, les deux autres sur la rue Saint-Germain-l'Auxerrois 3.
« Cette prison, écrit un magistrat, en 1776, se trouve dominée de tous côtés par des bâtiments d'une hauteur considérable qui ne permettent pas à l'air
1. Lettres patentes du 10 novembre 1674, publiées par Sauvai, m, p. 676.
2. Jaillot, Recherches critiques historiques et topographiques si/r la ville de Paris (Paris, 1772, in-8), p. 24.