Arch, nat., ADni, 21 b
Dès 1690, le greffier du For l'Évêque se plaignait de ces prescriptions ^ Et, dans le courant du xviif siècle, le greffier Gurlier parvint à se soustraire à l'observation de cet article. Il mentionne un commis dans l'état, cité plus haut, des dépenses qui lui incombent. Le concierge Binant du Verger, au cours de son mémoire au Parlement-, le lui reproche assez vivement.
Du Verger explique, de la manière la plus intéressante, comment la conciergerie et le greffe du For l'Evêque avaient été organisés de manière à sauvegarder les intérêts des prisonniers :
Rien n'est plus sacré que la liberté de chaque citoyen. Tout ce qui tend à y donner quelque atteinte est un abus qui doit être proscrit. La loi, qui vient au secours de chaque prisonnier, doit être toujours active, par cette raison qu'il n'est pas permis de mettre un obstacle à ses ressorts qui en éloignerait Teffet. Voici Fapphcation de cette vérité. Le greffier des prisons n'a des droits qu'à l'entrée et à la sortie de chaque prisonnier. Par cette raison il est de sob intérêt que les prisonniers sortent pour recevoir le droit d'écroue et de recommandation. Le concierge des prisons n'a de bénéfices réels que par les chambres qu'il loue. Par cette raison ce bénéfice cesse à la sortie de chaque prisonnier, et si un concierge avide avait le droit de retarder la liberté d'un prisonnier, il est naturel de penser qu'il y mettrait des obstacles ^.
d. Dibl. nat., ms. franc. 21712, f. 303 verso.