‹ La Bastille des comâediensChapitre 38 sur 122 · Ibid., f · texte numérisé non relu

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LE FOR l'ÉVÈQUE 79

flans sa maison. Quand ses chiens n'y suffisaient pas et que les prisonniers s'obstinaient à se mal conduire, il ne restait d'autre ressource que les transférer ailleurs.

1 Le concierge Dinant du Verger a été averti de la tentative d'évasion que prépare lord Massereene, pair d'Irlande, emprisonné pour dettes. Que faire? Il ne peut qu'en aviser le lieutenant de police et celui-ci d'envoyer l'inspecteur Dutronchet, avec ses gens. Lord Massereene est arrêté entre les deux guichets, au moment où, avec une barbe et des cheveux postiches, il s'apprêtait à gagner la rue; et à son tour l'inspecteur envoie chercher le commissaire de police qui dresse procès-verbaP.

Le concierge lui-même n'avait aucune autorité pour ces diverses opérations. A la môme date existaient à Paris un certain nombre de maisons de détention tenues par de simples particuliers, comme la maison sise à Picpus, gouvernée par la dame Marie de Sainte-Colombe, où fut enfermé Saint-Just, coupable de vol domestique. La situation du concierge du For l'Eveque n'était pas différente de celle de cette dame.

Les prisonniers étaient servis par ses domestiques particuliers, en partie de vieilles servantes-,

1. 1776, 17 mars. Dibl. nat., ms. Joly de Fleury 1293, f. 121 et 149.

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