lhi(L, ms. 11739, doss. Brunek de Fraudenk
Cependant, les prisonniers enfermés dans les cachots étaieat souvent soumis à un régime sévère, privés d'écrire au dehors, privés même de couteau et de fourchette ^ Avec l'ingéniosité des prisonniers, plusieurs d'entre eux n'en parvinrent pas moins à communiquer avec l'extérieur. Tel le trop fameux pamphlétaire Théveneau de Morande. 11 avait été conduit au For l'Evêque le 25 juin 1769. Les ordres d'écrou avaient été sollicités par son père. « Ce jeune homme, dit le l'apport de l'inspecteur Marais, i ne tient à aucun corps. Depuis plusieurs années il| ne subsiste que d'intrigues, cherchant à s'insinuerj chez toutes les filles un peu huppées, pour les: manger et se rendant redoutable à toutes celles qui ne cèdent pas à ses désirs. » Dans la prison, le jeune homme se comportait fort mal, il criait de manière à attrouper les gens dans la rue. Il est mis au cachot, au secret le plus absolu. La lumière n'entre que par un trou gros comme le poing. 11 n'en a pas moins trouvé le moyen d'avoir communication avec le quatrième étage. On trouve sur lui des morceaux de lettres déchirées et, dans la paillasse de son lit, une manière de corde qu'il s'est fabriquée avec sa couverture. On est renseigné par ce qui précède sur les moyens dont pouvait disposer le concierge du For l'Evêque pour