Olim, éd. Beugnot, III
LE FOR LÉVÊOLE l"?
Gilbert de Metz^, et encore jusqu'au xvi* siècle les satires de Matliurin Régnier-, appellent invariablement le siège de la juridiction épiscopale, le « four de l'évesque » ; — S*" enfin Moréri, dans son dictionnaire historique, en se prononçant également pour le four banal, fait observer qu'il y avait pareil four, dépendant de l'évêque de Paris, dans la rue de l'Arbre-Sec, et le four de Saint-Eloi, appartenant de même à Tévèque, dans la rue de l'Aigle.
D'autre part, on fera valoir en faveur de l'opinion de l'abbé Lebeuf, qui fait venir le mot du for ecclésiastique, juridiction exercée par l'évoque de Paris, les raisons suivantes : si haut que l'on remonte, on trcuve en cet endroit le siège du prévôt épiscopal re idant la justice, mais aucun texte ne nous y monlro un four banal. Dans l'ancien français, les xï[ois for, f lier, four, ipour désigner une loi, coutume, juridiction, se confondaient généralement : «Observant leurs usages, costumes, fours, privilèges », lisons-nous dans le livre des Bouillons^^ texte du 22 mars 1394. L'expression « four l'évesque » étant devenue courante, on l'aurait traduite en latin par fiirnus episcopi, sans se préoccuper de recherches
1. Gilbert de Metz, Description de Paris sous Charles \L dans l'aris et ses kisloriens, [). 197.