‹ La Bastille des comâediensChapitre 73 sur 122 · Paul d'Estrée, le Ménestrel, 1894, p · texte numérisé non relu

Paul d'Estrée, le Ménestrel, 1894, p

La Noue, de la Comédie Française, fut incarcéré la même année 1751, dans les conditions suivantes : les comédiens, sans autorisation des gentilshommes de la Chambre, s'étaient avisés de faire construire de petites loges dans l'enfoncement de la première coulisse, de chaque côté du théâtre. Ils comptaient en tirer des profits sensibles en les louant à Tannée. Le duc de Richelieu, fort surpris, et à juste titre, semble-t-il, donna ordre de démolir ces constructions nouvelles. 11 vint même, dit-on, constater en personne, à trois heures du matin, que ses ordres avaient été exécutés. Le noble duc en porta de ce jour le sobriquet de Jacques Desloges. L'un des comédiens, La Noue, rédigea un savant mémoire pour prouver le bon droit de ses camarades : il en tira, comme droit d'auteur, dix-sept jours de For lÉvêquei.

Trois violons du spectacle Restior, à la foire, MM. Moulinguin, Laurent et de Fonseck, furent

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