Ravaison, Archives de la Bastille^ XII
LE FOR l'ÉVÊQUE 247
Ravaisson, qui publie ce texte, ajoute: «C'est un fait bizarre que cette arrestation d'un colporteur dans la propre maison de Voltaire. Ce Pbelizot devait être bien pauvre d'esprit pour se brûler ainsi à la cbandelle^ » Voltaire harcèle la police, la pousse dans tous les coins. Avec sûreté, il lui indique l'endroit où l'on trouvera le pot aux roses. Il s'agit toujours du Discours prononcé... On fait une descente chez un certain Mairault, écuyer. « Lequel Mairault nous a dit, note le commissaire La Vergée, qu'il n'empêche pas la perquisition que nous avons faite en sa présence, quoique malade. » Il mourut peu après-.
De tous ses adversaires litt^>eaires, Fréron fut celui que Voltaire poursuivi* a** la haine la plus tenace. Il serait impossible l'b reproduire ici les termes orduriers dont 1h grand philosophe se sert pour répondre au critique. Contentons-nous de ce qui suit : « Pourquoi permet-on, écrit Voltaire au comte d'Argental, le 24 juillet 1749, que ce coquin de Fréron succède à Desfontaines? Pourquoi sou (Trir Rafii al après Cartouche? Est-ce que Bicêtre est plein?» On sait ce qu'était la prison de Bicêtre. Dans son importante Histoire de la presse en France., Ilatin, en citant cette lettre, ne peut s'empêcher, malgré son extrême modération, de la commenter ainsi: (v Voilà