‹ La Bastille. Histoire et description des bâtiments.--Administration.--Régime de la prison.--Événements historiquesChapitre 15 sur 78 · AU ROY · texte numérisé non relu

AU ROY

Sire,

rrDu Junca, lieutenant de vostre Majesté au château de la Bastille, vous représente qu'il y doit avoir dans ce château une compagnie d'infanterie de soixante hommes, et à Vincennes une autre compagnie de soixante et dix hommes, avec outre cela, une morte-paye. Il n'y a ni dans l'une ni dans l'autre de ces deux places aucun commissaire de guerre pour y faire les revues nécessaires à pratiquer pour le service de Votre Majesté.

ff Par edit du mois de décembre 1691, Votre Majesté a supprimé généralement toutes les charges des anciens commissaires ordinaires de guerre et en a créé cent quatre vingts de nouveaux , aux gages de quinze cents livres par an, et outre ce, trois cents livres par mois pour leur exercice actuel et continuel, sans qu'il y soit parlé ni de la Bastille, ni de Vincennes, ni qu'aucun commissaire de guerre y soit départi. Il importe à votre service, Sire, que Votre Majesté creast par augmentation une de ces charges de commissaire de guerre, exprès pour

ces deux châteaux de Bastille et de Vincennes, aux mesmes gages, appointemens, fonctions et privilèges accordés et attribués à ceux qui ont esté créés par le susdit edit du mois de décembre 1 691 .

rf Ce seroit une nouvelle charge dont les trois cents livres par mois pour l'actuel et continuel service pourroit estre assigné sur les fonds ordinaires et revenant bons de ces deux garnisons de la Bastille et de Vincennes, en sorte, qu'à l'égard de ces trois cents livres par mois, il n'en coûteroit rien de celte façon à Votre Majesté qui n'auroit qu'à faire seulement le fonds dans ses états que des quinze cents livres de gages.

cf Cette nouvelle charge, Sire, n'auroit rien d'incompatible avec celle de lieutenant de roy de la Bastille dont il vous a pieu d'honorer du Junca, qui n'a aucune utilité aux payemens de la garnison de la Bastille ni de celle de Vincennes, mais beaucoup de zèle que le service de Votre Majesté soit exactement et fidellement fait.

ffll supplie très humblement Vostre Majesté d'avoir la bonté de lui faire le don de cette nouvelle charge de commissaire ordinaire de guerre de la Bastille, par gratification aux susdits gages et appointemens, pour la pouvoir exercer luy mesme, si Votre Majesté le juge à propos, ou qu'il ait la liberté d'en disposer par vente avec l'agrément de Vostre Majesté, et il continuera à prier Dieu pour la conservation de la santé de sa sacrée personne".

(Bibl. de l'Arsenal , uns. 12,611.)

Avignon (Laurent d') succéda, suivant toutes vraisemblances, à du Junca, mais nous ne connaissons cet officier que par la date de sa mort qui survint le 7 août 1710 W,

Launeï (Mené Jourdan de) le remplaça, à partir du 10 août suivant; il demeura lieutenant de roi jusqu'au moment de sa nomination au gouvernement en 1718. (Voir plus haut, page 92.)

Maisonrouge. 11 est fort probable que, sans Madame de Staal, le nom de Maisonrouge serait demeuré bien obscur, sinon complètement inconnu. Grâce à elle, grâce à ces Mémoires dont le charme explique et justifie à nos yeux la faute grave que commit Maisonrouge en s'éprenant de sa prisonnière, ce nom a la bonne fortune d'appartenir à la littérature, mieux encore qu'à l'histoire de la Bastille. Plus loin, nous raconterons en quelques lignes ce joli roman, le seul peut être qu'aient abrité les murs de la sombre forteresse. Bornons-nous ici au peu que l'on sait de la biographie du personnage. Voici le portrait qu'en trace Mmc de Staal : rr ... Ce lieutenant de roi, nommé M. de Maisonrouge, tout nouvellement dans cette place, ci-devant capitaine-major de cavalerie, n'avoit jamais vu que son régiment. G'étoit un bon et franc militaire, plein de vertus naturelles, qu'un peu de brusquerie et de rusticité accompagnoient et ne defiguroient pas ®. n Puis de longues pages que l'on serait bien tenté de transcrire, tant la grâce en est exquise; mais ici elles seraient trop en hors-d'œuvre, et il nous faut, sans transition, arriver à la mort de Maisonrouge, que Mme de Staal a consignée avec tristesse, mais sans en préciser la date : rr Quelques idées que j'avois eues de recompenser le fidèle attachement du pauvre Maisonrouge et d'unir mon sort au sien, furent déconcertées par sa mort. Une maladie de langueur qui lui prit, peu après notre séparation, l'obligea, l'année suivante, d'aller prendre l'air et les eaux de son pays, où il mourut. Je le regrettai infiniment plus que je n'avois su le priser^, n L'époque de la mort de Maisonrouge ne nous est donc pas connue; on peut la placer approximativement en 1 721 ; au reste, un tel rêve de mariage ne pourrait se concilier avec une époque moins ancienne, car, en 1721, Mmc de Staal avait 3j ans, et l'on jugera que c'est à peu près la limite où une femme peut songer à rr récompenser v parle mariage un fidèle attachement (4).

(1) Inventaire des biens de Laurent d'Avignon, lieutenant de roi , à la Bibl. de l'Arsenal , ms. 1 2,6-29.

(i) Mémoires de M'"* de Staal, ddilion citée, t. I, p. 196.

w II est à remarquer que Fr. Ravaisson , dans son introduction (p. xxiv), et d'après lui M. Furick- Brentano, ont changé en Rougemont le nom de

Maisonrouge. Cette confusion, singulière de la part de ces excellents historiens, provient du l'ait qu'il y eut, un peu plus lard, un M. de Rougemont, lieutenant de roi à Vinccnnes; Ravaisson pensa, sans doute, que M"" de Staal avait, volontairement ou non , débaptisé le nom de Maisonrouge. Nous aurions pu le croire aussi si nous n'avions rencontré dans les papiers de la Bastille (ms. 13,672) une pièce,

Longpré (Gilles Jourdan de). Il n'est pas certain que cet officier ait succédé directement au précédent, car nous n'avons trouvé son nom dans les archives de la Bastille qu'à partir de 1788. Il exerça ses fonctions jusqu'au 1e1' novembre 17/19, époque où il fut mis à la retraite avec 1,200 livres de pension, plus les 3 livres de traitement quotidien qu'il recevait jusque-là M. Longpré était cousin paternel du gouverneur alors en exercice, Jourdan de Launey, et il figure en cette qualité dans les papiers de la succession de ce dernier, en 1 7 5 3 t2^ .

Anquetil (Jean) lui succéda. Il était major de la Bastille depuis au moins 1 7 1G, et mourut en novembre 1760. Une lettre de d'Argenson (1/1 novembre 1 760) fait connaître qu'à partir de l'année 1761, sa veuve est inscrite pour une pension de i,5oo livres sur le trésor royal, te en considération des services de son mary^w.

Abadie (François-Jérôme »'). D'après la Bastille dévoilée^, il fut nommé lieutenant de roi le 1er décembre 1750 et le demeura jusqu'au 8 décembre 1788, époque de sa nomination comme gouverneur. (Voir plus haut, page 98.) Le 2 février 1761, il reçut avis de Berryer, lieutenant de police, que le roi avait réglé >on traitement : rr savoir 3, 000 livres sur l'extraordinaire des guerres, et 9 livres par jour qui seront portées sur l'état des dépenses de la Bastille, lesquelles vous seront payées chaque mois par M. le gouverneur ^. y

Ji'milhac (de), lieutenant de roi à dater du 29 décembre 1 768, jusqu'au 29 mai 1761, jour de sa nomination comme gouverneur. (Voir plus haut, page 9/1.)

Deffereind (Claude-Nicolas Balon de), que nous avons déjà rencontré comme ingénieur de la Bastille, lut lieutenant de roi après Jumilhac, jusqu'à sa mort, qui survint le 27 avril 1765. Il résulte des documents de son dossier dans les archives de la Bastille (G) que sa veuve reçut alors une pension annuelle de 5oo livres, payée par le lieutenant de roi Saint-Sauveur. A partir du 1er avril 1772, cette pension fut augmentée de 3oo livres, puis, à une date ultérieure, élevée à 1 ,000 livres payables sur les états de la Bastille.

Monaldi (de). On a fort peu de renseignements sur ce personnage, et les textes ne le mentionnent qu'indirectement. On va voir plus loin qu'il était remplacé

insignifiante d'ailleurs, mais où le nom du lieutenant de roi rrM. de Maisonrougen est très exactement écrit.

(1) Lettre de d'Argenson à Baisle, à la Bibl. de l'Arsenal, mss. 12,672, dossier Longpré.

2) Jbid., ms. 67.33 (ancien).

;1) Lettre de d'Argenson à Baisle, à la Bîbl. de l'Arsenal, ms. 12,672, dossier Anquetil.

;,> 3e livraison, p. 1 5o.

<5) Bibl. de l'Arsenal, ms. 12,629, dossier A badie.

(") Bibl. de l'Arsenal, ms. 12,629.

en 17G8, quoique vivant encore. Il n'existait plus à la lin de l'année 1 785, puisqu'il celle époque le lieutenant de roi du Puget sert à sa veuve une rente de 1,300 livres.

Saint-Sauveur (oe), chevalier de Saint-Louis, ligure dans YAlmanach royal de 1781 avec la date 1768 indiquée comme celle de sa promotion à la lieutenance de roi de la Bastille; sa nomination est, en effet, du 27 juin. A dater du 1" mars 1779, son traitement fut augmenté de 600 livres par an, «cette augmentation ne devant avoir lieu que pendant la vie de M. de Monaldi C n. Une dépèche ministérielle, du 17 février 1781, explique qu'on faisait une retenue du huitième du traitement de cet officier pour le payement des arrérages dus à Monaldi. Cette dette étant éteinte, le ministre décide qu'on maintiendra la même retenue tren faveur du sieur Lignon, marchand de vin, jusqu'à payement d'une somme de 1 7 1 o,tt 1 0 s. n Bien que sa situation fût, sans aucun doute, besoigneuse, Saint-Sauveur fut mis à la retraite, avec une indemnité de 6,000 livres par an, le a3 novembre 1785, en vertu de la décision nouvelle d'après laquelle la lieutcnance de roi ne pouvait désormais appartenir qu'à un officier- major, et la majorité à un capitaine '3). Saint-Sauveur y dut peut-être de ne pas subir le sort de plusieurs des officiers de la Bastille, le \h juillet 178g; il était encore vivant à cette date et put fournir aux auteurs de la Bastille dévoilée quelques explications sur les registres de la prison W.

Puget ou Pujet (du) était tt major du bataillon de garnison du régiment du Roy n quand il fut nommé lieutenant de roi, le 23 novembre 1785 (5>. Déjà, nous avons eu occasion de parler de ce fonctionnaire; c'est lui qui, peu avant la journée du 1 h juillet, rédigeait deux rapports sur les avantages de la suppression de la Bastille et du rétablissement de la prison de Vincennes, théories singulières sous la plume d'un officier de la Bastille, mais qui peuvent s'expliquer par l'espoir où il était d'obtenir le commandement supérieur de la nouvelle prison; c'est lui que nous montrerons, sortant de la Bastille, le ih juillet, sans être inquiété, grâce à un déguisement; c'est lui encore qui donna, en 1792^ l'auteur de X Histoire autenlique et suivie de la Révolution de France un mémoire sur ces événements du 1 h juillet dont il pouvait dire en les racontant : quorum pars magna fui ^.

(l) Arcti. nat. , 0' 690, p 98. Lettre du ministre de la maison du roi à de Launey, en date du 27 février 1779.

« lbid., 0' 492, p. 77.

BiM. de l'Arsenal, ms. 12672.

t') Bastide dévoilée, 3e livraison, p. i5i .

(5> Bibl. de l'Arsenal, dossier Etal-major; lettre du baron de Ereteuil au duc du Châlelet.

La Bibliothèque de l'Arsenal possède les papiers personnels de du Puget, classés parmi les manuscrits de la Bastille sous la cote 12,678- 12,682.

8 3. Majors.

Les majors de la Bastille apparaissent, du moins avec ce titre, plus tard encore que les lieutenants de roi. Si l'on ne fait pas figurer dans cette catégorie, du Barail, mentionné en 1669, et dont il a été question plus haut, nous n'en trouvons aucun autre à nommer pour le xvne siècle que ce M. de Rosarges, amené par Saint-Mars pour la garde du « prisonnier masqué a, et que les historiens de l'homme au masque de fer ont mentionné à ce propos.

Anquktil ouvre la série des majors, au xvme siècle. Nous n'avons pas trouvé son nom avant l'année 171 G; encore est-il presque invariablement appelé «lieutenant de la compagnie de la Bastille n. En 1728, il est qualifié major. Les archives de la Bastille, qui fournissent ces renseignements, contiennent plusieurs dossiers des lettres que cet officier adressait chaque jour au lieutenant de police. Il en est peu qui offrent un réel intérêt; beaucoup sont ainsi conçues :

Monsieur,

J'ay thonneur de vous informer que nous n'avons rien de nouveau au château. J'ay l'honneur d'estre avec un très profond respet (sic), Monsieur, vostre très humble et très obéissant serviteur,

Anquetil.

3 juillet 1 728.

Nous avons dit plus haut (p. 98) qu'il fut nommé lieutenant de roi en 1 7 A 9 et qu'il mourut l'année suivante.

Beauval (de) nous est connu par le témoignage de l'abbé de Roquette, détenu à la Bastille en 1 7 A 3 . «C'était, dit-il, un gentilhomme d'un cœur droit et sincère, qui aimait les gens de bien, a Et il ajoute qu'en 1786, Beauval, étant déjà major, avait voulu quitter son poste «pour n'être plus obligé de prêter son ministère à la persécution que soutiraient les amis de la vérité, enfermés dans ce château n, mais qu'on l'en avait empêché, dans l'intérêt même de ceux qui lui inspiraient une si louable compassion. Cette date, 1786, se concilierait mal avec celles que nous venons d'indiquer pour la durée du majorât d'Anquetil; mais l'abbé de Roquette résout lui-même la difficulté en nous apprenant qu'Anquetil avait été, avant Beauval, major de la Bastille pendant vingt ans, et qu'il lui succéda de nouveau dans ce poste en 17/18, lorsque ce dernier quitta définitivement le château pour obtenir «une place d'officier aux Invalides^ ». H mourut le h mai 17/16 et fut inhumé le lendemain à l'église Saint-Sulpice ®.

(1) Relation de l'abbé de Roquette, publiée par Bastille en ij43. Le passage concernant Beauval se M. Gazier dans les Mémoires de la Société de l'His- trouve à la page ih.

loire de Paria, t. VII, p. 11 -36, sous ce titre : La (2) «M. Jean Hervé Le Roux, s* de Beauval,

Chevalier (Henry Goihllon-), nommé le 29 octobre 17^9, fut major en exercice pendant trente-sept ans, jusqu'à sa mort. C'est le type le plus accompli du fonctionnaire dévoué, laborieux et qui n'ambitionne pas de sortir d'un rang un peu subalterne. On ne saurait dire tout ce que l'administration de la Bastille a du à son zèle, et à sa parfaite connaissance d'un service difficile entre tous. Sans doute eût-il pu s'élever dans la hiérarchie et devenir, lui aussi, gouverneur, mais il semble que son peu de fortune ou, pour mieux dire, de véritables embarras d'argent l'en aient empêché. En 1768, le ministre de la maison du roi répond au gouverneur Jumilhac, qui lui avait recommandé son major : cr On est très difficile au Conseil sur les surséances. . . ; les poursuites qu'on exerce contre le sieur Chevalier sont pour des lettres de change acceptées, et en vertu de sentences de la Conservation de Lyon. . . Il fera plus sagement d'assembler ses créanciers et de prendre avec eux les mesures que la situation de ses affaires lui permettra. . . v W.

Chevalier fut chargé par M. de Malesherbes d'une enquête complète sur les archives de la Bastille, l'historique de la prison et surtout de ses prisonniers, dossier par dossier. Nous croyons savoir que ce travail considérable est aujourd'hui entre les mains de M. Bégis, qui en tirera le meilleur profit; les tableaux statistiques qui avaient été dressés pour l'établir sont restés parmi les archives de la Bastille, ainsi que beaucoup de notes biographiques, écrites par Chevalier sur des feuilles volantes, et que nous avons plusieurs fois citées. Cet officier mourut,' à la Bastille même, le 21 février 1787 w.

Losme-Salbray (de) était officier adjoint à l'Etat-major depuis le i5 mai 1782, lorsque la mort de Chevalier le fit devenir major. Aussi laborieux que son prédécesseur, il avait, en outre, une extrême affabilité, à laquelle les derniers prisonniers ont tous rendu hommage. Depuis le jour de son entrée à la Bastille, il tint registre des événements quotidiens qui se produisaient au château, et continua ce mémorandum jusqu'au dernier jour, transcrivant ainsi ou analysant pour luimême les lettres quotidiennes qu'il était obligé par ses fonctions d'adresser au lieutenant de police, et que les archives de la Préfecture de police possèdent actuellement. Quant au registre même, après des vicissitudes ignorées, il a été acheté

entré le 20 février 1 7 A 3 , âgé de 55 ans, natif de Irait dos registres de l'hôtel royal des Invalides à

Sainte-Colombe près de Valogne en Basse-Nor- Paris ».

mandie, major de la compagnie franche de la garde (Note de Chevalier. Bibl.de l'Arsenal , ms. 12629,

du château de la Bastille, où il a servi huit ans en dossier Beaueal.) Dans le même dossier, se trouve

cette qualité, auparavant cinq mois capitaine dans l'extrait mortuaire de cet officier, mort rr la veille,

les milices de la Normandie, quatre ans cadet dans rue des Fossoyeurs, chez madame la veuve Rocher,

Royal-Roussillon , trois ans et demy lieutenant dans âgé d'environ cinquante-huit ans. . . ».

Lannois, et six ans dans les cadets gentilshommes de (l) Arch. nat., O1 4o5, fol. 34 y".

Normandie. Mort, le A du mois de may 17/16, sur (2) Ibid. , O1 /198; lettre du a4 février 1787,

la paroisse Saint Sulpice à Paris. Enterré le len- adressée par le baron de Breteuil à de Launey pour

demain, 5 dudit mois à ladite église. — Ex- lui accuser réception de la nouvelle de cette mort.

en vente publique à Londres pour le compte de M. Bégis, qui en a publié les plus intéressants passages

De Losme fut une des plus déplorables victimes de la journée du \ h juillet 1789; nous raconterons sa mort tragique en faisant le récit de cette journée.

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