On sait quel acharnement mit l'ennemi à la reconquérir
2. On remarquera que c'est d'un plan à peu près semblable que procède la foudroyante campagne de 1918.
Liel't'-Colonel Rousset. 2
ennemies, puis de préparer la mise à exécution du plan d'exploitation.
b) Une offensive menée par le principal groupe d'armées français, au delà de l'Aisne en direction g-énérale du nord, dans le but de manœuvrer les forces ennemies fixées par l'attaque des armées britanniques et du groupe d'armées du nord, puis de battre les disponibilités nouvelles que pourront amener les Allemands.
c) Enfin, la reprise, ou la continuation, de la bataille offensive par toutes les armées d'attaque, soutenues par toutes les disponibilités qui pourront être réunies (unités fraîches ou unités reconstituées), dans le but de précipiter la désorganisation et la défaite complète de l'ennemi *.
Dans la pensée du général Nivelle — et il l'exprimait fort clairement — l'ensemble de toutes ces attaques ne devait constituer qu'une seule et même bataille, mais une bataille dans laquelle les différentes armées engagées travailleraient à tour de rôle au profit les unes des autres. Ainsi, l'affaire de l'Aisne n'était engagée que la dernière, de façon à ce que les troupes chargées de la mener « ne rencontrassent, au début, qu'un minimum de forces et pussent progresser rapidement sur les derrières de l'ennemi2. On voit reparaître ici, au moins dans son ensemble, l'idée maîtresse de l'ancien programme établi à Chantilly.
Il y avait cependant quelques variantes qui, même, allaient progressivement s'accentuer. Le