‹ La Bataille de la Frontière (Août 1914), BrieyChapitre 11 sur 56 · PREFACE XVII · texte numérisé non relu

PREFACE XVII

Un point du livre doit être rectifié — et c'est précisément l'objet du présent.

Etudiant le dispositif général du front français avant la remontée de la 5e armée sur la Sambre, j'écrivais (page 41 7 ) : « Il faut observer que dans ce dispositif, les deux ailes étaient indépendantes : entre elles se trouvait toute la région de Briey, sans défense, en sorte qu'il n'y avait pas une armée et un front, mais deux groupes d armées. » Et, une fois la 5e armée remontée sur la Sambre, je montrais qu'à l'armée allemande, dont l'unité de front était absolue, nous opposions trois groupes d'armées sans liaison » (page 43 2 ).

A l'appellation de « la bataille des frontières » que M. Hanotaux avait donnée à cet engagement général d'août 191 4, j'avais donc substitué celle de : « les batailles de la frontière » arguant de ce qu'il n'y avait qu'une frontière — celle du Nord ne faisant qu'un avec celle de l'Est puisque visée par la même menace — et qu'il y eut plusieurs batailles parce qu'il y eut plusieurs armées distinctes et sans liaison et avec des objectifs séparés.

Il m'est apparu, après ce nouvel examen, que l'appellation exacte doit être : la bataille de la frontière.

C'est qu'en effet je voyais plusieurs armées, principalement du fait de la solution de continuité entre le groupe des 2e et Ier armées et le groupe des 3e et 4e, solution de continuité qui précisément était la région de Briey et de la Woè'vre, et, avec bien d'autres, je recherchais les raisons de ce « vide de Briey ».

Or l'étude, que j'ai été amené à faire pour remplir le mandat que me donna la Commission de Briey, m'a permis de reconnaître que ce vide était plus apparent

F. Engerand b

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